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Sortie officielle "Une douloureuse enquête"

20 Juillet 2017 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Actualités, #Ecriture, #Histoire, #culture

Le voilà !

Il est sorti.

"Une douloureuse enquête" est désormais disponible un peu partout.

Voici le premier chapitre pour vous, en exclusivité :

1. Génocide
Rwanda – 1994
Ce soir-là, le soleil se coucha en prenant une teinte particulièrement rougeoyante. Le ciel entier s’embrasa, veiné d’on ne sait quel or. Le pourpre seul dominait. Ç’aurait pu être un spectacle magnifique si un homme à demi assis ne venait pas, au fond, de se relever des morts. Il fixa l’astre comme si c’était la fin des temps, comme si l’obscur allait tout engloutir, les hommes, les animaux, la nature tout entière et toutes les civilisations. Il toucha son bras pour s’assurer qu’il appartenait encore bien au monde des vivants. Sa tête lui faisait mal. Il passa sa main sur son cuir chevelu et la ramena devant ses yeux. La vue du sang le fit gémir. Il ne réalisait pas ce qu’il venait de vivre. Autour de lui, ce n’était plus que feu, débris et gravats. Les maisons du village brûlaient. Une odeur de mort régnait partout dans les rues et en dehors, la nature tout entière s’en trouvait elle-même imprégnée.
Pétrifié, il esquissa un mouvement vers la droite et le regretta presque aussitôt. Il aurait préféré être changé en statue de pierre par les Gorgones plutôt que de voir sa femme baigner dans un sang aussi noir que l’âme de ceux qui l’avaient tuée. Il aperçut d’autres corps plus loin et ne put s’empêcher d’avoir un haut-le-coeur et de rendre le peu qu’il avait mangé durant la journée. Il se releva péniblement, affligé de toutes les peines du monde.
Soudainement, au milieu du chaos, les cris d’un bébé lui parvinrent comme ceux d’un être perdu au coeur de l’Apocalypse.
Il ressentit comme un électrochoc. La scène défila devant lui, tel un scénario implacable que rien ni personne n’aurait pu arrêter. Sauf que ce n’était pas un film. Cela avait commencé par des cris sourds et inquiétants. Modeste et Rosélyne avaient stoppé net leur repas. L’homme s’était levé de table et était allé voir à la fenêtre. Les miliciens, arrivés en grand nombre, machette à la main, s’occupaient silencieusement des premières maisons. Modeste n’avait eu qu’à regarder sa femme pour qu’elle comprenne le danger. Elle avait arraché son enfant du berceau et ils s’étaient enfuis par l’arrière de leur maison en terre. Mais déjà, les agresseurs avaient défoncé leur porte et étaient à leurs trousses dans les allées du village. Ce fut Rosélyne qui trébucha la première, son enfant entre les bras. Courir avec une robe n’était pas chose aisée et ce fut pour elle un handicap insurmontable en étant poursuivie par des hommes jeunes et déterminés. Modeste, revenu en arrière, voulut la protéger, mais l’un des barbares, le plus rapide d’entre eux, précisément l’un de ses anciens camarades d’école, l’intercepta et lui asséna un coup de gourdin qui le mit à terre.
— Tiens, sale Tutsi, tu l’as bien mérité !
Étant dans l’incapacité de bouger, il avait ensuite vaguement entendu des cris, ceux de sa femme que les miliciens étaient en train de massacrer… Ils devaient penser qu’il était mort.
Les yeux exorbités, mû par l’instinct de survie, il marcha rapidement en direction de l’enfant. Il le prit entre ses bras, regarda tout autour de lui et implora le ciel, baignant ses joues d’autant de larmes que le nourrisson. Il fut incapable de crier. Tout était en lui, une violence d’une force incroyable circulait dans ses poumons. Il n’arrivait pas à l’expulser. Il fallait réfléchir et trouver au plus vite un endroit où le bébé pourrait être nourri et en sécurité. Il eut encore la force de creuser un trou et d’y enterrer sa femme.
Le soleil s’était définitivement couché, battu ce jour-là par des hommes qui n’avaient d’Homme que le nom. Le Mal avait connu un de ces jours de triomphe dont l’Humanité ressortait perdante.

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Teaser n°1 Une douloureuse enquête

15 Juin 2017 , Rédigé par mathias.goddon

Voici dans cette vidéo des extraits de mon nouveau roman policier "Une douloureuse enquête" paru aux éditions Encre Rouge...

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En toile de fond, l’Histoire…

3 Juin 2017 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Ecriture, #Actualités, #Histoire

Une douloureuse enquête, en précommande aux Éditions Encre Rouge, n’est pas une intrigue policière comme une autre. Comme dans mes précédents romans, l’Histoire se présente à nous. L’un des personnages principaux revit des scènes du passé.

Sur fond de guerre civile, voici les événements factuels relatés dans Wikipédia :

 

6 avril 1994 : les présidents rwandais et burundais, Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira, meurent, lorsque leur avion, qui s’apprêtait à atterrir à Kigali, est abattu par un missile. Cet attentat, qui n’a pas été élucidé jusqu’à présent (des enquêtes très sérieuses – voir en dessous pour la bibliographie– montrent que ce sont ceux qui entouraient le président eux-mêmes qui ont commis ce crime), est considéré comme l’élément déclencheur du génocide. Dans la nuit, les troupes du Front patriotique rwandais (FPR) stationnées près de la frontière ougandaise font mouvement vers Kigali41.

7 avril 1994 : plusieurs personnalités politiques modérées sont assassinées, empêchant tout règlement pacifique de la crise, ainsi que dix casques bleus belges de la MINUAR. Des barrières sont dressées par des milices Hutu à Kigali puis dans le reste du pays, et, au vu de leurs cartes d'identité, les Tutsis sont systématiquement assassinés.

8 avril 1994 : la France et la Belgique évacuent leur ressortissants. Dans les jours qui suivent, des centres où se réfugient les Tutsis (écoles, églises…) sont attaqués et leurs occupants massacrés par des Hutus extrémistes, appuyés dans certains endroits par des éléments de la garde présidentielle. »

Je vous la fais courte, quelques mois plus tard et sous les yeux de l’ONU, le bilan s’élève à environ 1 million de morts et 10 millions de réfugiés.

Mais sachez que je ne me suis heureusement pas contenté de cette source et que je me suis appuyé sur des spécialistes et des travaux très sérieux qui sont des références en la matière :

Hélène Dumas Le génocide au village. Le massacre des Tutsis au Rwanda, Collection L’univers Historique, Seuil, 2014.

Jean Hatzfeld Une saison de machettes, Seuil, 2003.

Il y a également tout un chapitre sur un procès Gacaca, retranscrit d’après le documentaire « Les collines parlent », de Bernard Bellefroid, 2006.

Je suis même allé jusqu’à chercher des renseignements sur la végétation rwandaise, notamment sur le site de « l’African forest forum » qui a fait paraître une étude sur les plantations forestières et les îlots boisés du Rwanda datant de 2011.

Alors, pourquoi avoir choisi ce conflit ?

Depuis Tuez-les tous, Dieu reconnaître (peut-être)les siens, je m’intéresse aux mécanismes qui poussent des hommes à en massacrer d’autres. Sans doute est-ce pour des raisons personnelles, un compte à régler. Beaucoup ont oublié leur histoire familiale, mais pas moi. Le frère de ma grand-mère maternelle travaillait dans une boucherie qui fournissait en viande la Résistance. En 1944, certains Français, soi-disant patriotes, les dénoncèrent et les nazis tuèrent (le massacre de Seyssel, janvier 1944) et déportèrent 7 personnes dont le grand-oncle. Il se retrouva dans l’enfer des camps et en particulier celui de Mauthausen, où il trouva la mort au bout du chemin.

Déjà abordé, je me suis intéressé à un autre génocide, celui du Rwanda, plus proche de nous en terme de temporalité et qui met en lumières des problématiques actuels en plus de la bêtise perpétuelle des hommes : l’incapacité de l’ONU à intervenir dans des conflits locaux, la notion même d’ingérence (faut-il intervenir ou pas dans un autre pays ?), les legs de la colonisation et l’actuel néocolonialisme (interventions selon nos intérêts)…

 

Est-ce un roman historique ?

Non. Je laisse à d’autres cet art compliqué et redoutable. Les éléments historiques servent ici à donner de la vraisemblance à l’intrigue, une consistance aux personnages et enrichir le lecteur, aspect auquel je tiens beaucoup. Pour autant, le roman ne doit en aucun cas prendre un ton professoral, mais apporter « quelque chose en plus » au simple divertissement. Selon l'expression populaire, « on en ressort moins bête ».

 

N’hésitez donc pas à venir sur le site des Éditions Encre Rouge et commander mon ouvrage, vous ne serez pas déçu !

En toile de fond, l’Histoire…
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Vidéo Une douloureuse enquête n°1

30 Mai 2017 , Rédigé par mathias.goddon

Début d'une série vidéo à propos de la sortie de mon troisième roman policier.

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La couverture en mode "street art"

26 Mai 2017 , Rédigé par mathias.goddon

Le cadre d’Une douloureuse enquête (en prévente ici), est résolument urbain. Grenoble, son petit centre-ville, ses tours et ses grapheurs ! Si certaines villes se montrent hostiles vis-à-vis de ce mouvement artistique, cette ville a souvent montré une certaine bienveillance. Preuve en est l’organisation d’un festival graphique tous les ans, dont celui de juin 2016. Le Grenoble Street Art Fest a réuni 40 artistes venus des quatre coins de la planète et réalisé une centaine d’œuvres.

Il ne s’agit pas de simples tags, qui, parfois, pollue nos murs, mais véritablement d’œuvres artistiques à part entière.

Les peintures murales sont ainsi présentes partout dans la ville. Le lieu d’origine se situe sur les quais et dans le roman, une des actions se situe justement devant celle de l’un des plus emblématiques artistes grenoblois, Snek (sa page Facebook).

C’est donc logiquement que j’ai choisi cette œuvre.

Le crâne de squelette, allégorie de la mort, prend une dimension gigantesque devant le décor du centre-ville et de la Bastille. Au-dessus, on peut voir le sceau de la ville : Sigillum Civitatis Gratianopolis, qui daterait du XIVème siècle.

J’en ai fait une interprétation toute personnelle : le policier lutte contre le crime organisé (le crâne), mais aussi contre ses propres démons…

À suivre…

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Prévente "Une douloureuse enquête"

25 Mai 2017 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Actualités, #Ecriture, #Histoire, #culture

Soyez les premiers à recevoir un exemplaire de mon nouveau roman policier !

Une douloureuse enquête est en prévente dès aujourd'hui !

 

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Une douloureuse enquête : prévente dès juin !

20 Mai 2017 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Actualités

Une douloureuse enquête, mon nouveau roman policier (le troisième), sortira en septembre prochain aux éditions Encre Rouge. La prévente commencera en juin. Les lieutenants Lecouerc et Jacquier se retrouveront confronter à un meurtre pas comme les autres commis en plein centre-ville de Grenoble, alors que dans le même temps, nous suivrons la vie bien difficile d'une famille de réfugiés rwandais. Le rapport entre les deux ? Vous le saurez en lisant cette aventure...

Le travail n'est pas terminé, il reste ma participation à l'élaboration de la couverture, deux photos à prendre ces jours-ci, et puis l'approbation de la correction réalisée. ET surtout, un auteur se doit d'aller à la rencontre du public.

Ce sera ce qu'il y a de plus intéressant au cours des mois qui viennent. Si vous êtes libraire, critique, journaliste, responsable d'un salon du livre ou d'une bibliothèque, n'hésitez pas, d'ores et déjà, à me contacter !

 

Une douloureuse enquête : prévente dès juin !
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Parlons Polar n°2

18 Février 2017 , Rédigé par mathias.goddon

Les meilleurs moments de l'émission en direct sur Facebook tous les lundi ou mardi  à 20h !

La retranscription du direct :

"Bienvenue ce soir, nous allons évoquer deux thèmes : le premier c’est l’amour dans les polars. Est-ce que vous aimez qu’il y ait de l’amour dans un polar : un peu, passionnément, à la folie, pas du tout !

Le thème principal abordé est la place de l’histoire dans les polars.

Je vais donc vous présenter quelques livres. D’abord, on va commencer par Philip Kerr et La Trilogie berlinoise, c’est un classique, il nous raconte le Berlin des années 30 avec son enquêteur Bernie Gunther.

Pour ce qui est de l’amour, Muriel nous dit : pas du tout, donc l’amour dans les polars pas du tout ! Ça ne prête pas à confusion, après il est vrai qu’on n’est pas obligé de mettre de l’amour dans les polars. Je sais qu’en tant qu’auteur il n’y a pas énormément d’amour dans mes polars, peut-être dans le dernier un petit peu plus, mais ce n’est pas forcément ma spécialité de raconter une histoire romantique bien que peut-être prochainement, ça risque d’arriver

Nouveau commentaire de Gaëlle : je ne suis pas forcément fan de polar historique, mais j’aime apprendre des choses comme dans Le cri de Nicolas Beuglet avec le grand psychanalyste Jung qui a travaillé pour la CIA.

C’est vrai que moi aussi j’aime apprendre quelque chose dans un livre et je suis malheureux si ce n’est pas le cas. Je vais vous en montrer un, justement, Le secret de Christophe Colomb de J.R. Dos Santos, auteur portugais, ancien présentateur de télévision. Si vous voulez connaître un petit peu plus le Portugal et Lisbonne en particulier je vous le conseille vivement. C’est un livre que j’ai lu il n’y a pas longtemps, franchement j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire, il y a moult choses sur les découvreurs du XVIème siècle. C’est un vrai plaisir avec pas seulement des descriptions, mais aussi un vrai travail de recherches. Pour certains lecteurs ça va être trop, mais pour les passionnés d’Histoire, c’est un régal !

Je regarde vos commentaires : un bon syndrome de Stockholm.

On aime la personne qui nous kidnappeVous aussi ?

Prochain livre, j’en ai déjà parlé lors de mon dernier direct : Tran Nhut, Le Temple de la Grue Écarlate, avec les enquêtes du mandarin Tan dans le Vietnam du XVIème siècle. Je le conseille vivement à tout le monde, à tous ceux qui aiment l’Histoire et aux autres bien évidemment ! Ce sont des romans de 300 pages, donc ça se lit assez vite. En plus, quand on voit la voir en dédicace c’est une personne très sympathique, ce qui n’est pas le cas de tous les auteurs.

Justement, j’en arrive à Didier Daeninckx avec Meurtres pour mémoire. Là aussi ce n’est pas vraiment du Thriller en tant que tel, par contre au niveau historique c’est du très bon. C’est l’époque de la guerre d’Algérie avec les manifestations qui se sont produites en France avec un aller-retour au présent très intéressant.

Autre auteur : Romain Sardou, il est de la trempe des Ken Folett. Une belle plume et il se lit très vite.

Commentaire : Romain Sardou j’adore, notamment Pardonnez à nos offenses.

Autre commentaire, celui de Christine : un petit peu d’amour.

Voilà, n’hésitez pas à laisser des commentaires sur le fil rouge : la place de l’amour dans les polars et sur l’autre thème évoqué : la place de l’histoire dans les polars…"

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Parlons Polar

8 Février 2017 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #vidéos, #culture, #Ecriture

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Best of direct n°2

2 Février 2017 , Rédigé par mathias.goddon

Vous avez raté mes directs facebook, le best of c'est ici...

Au programme :

Qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire?

Des conseils pour les jeunes qui veulent se lancer dans l'écriture?

Comment vous viennent les histoires que vous écrivez?

 

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