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Blog d'auteur

Les aventures de Lecouers et Jacquier - Martinez

3 Novembre 2014 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #citation

Petit extrait inédit de ce qui sera peut-être mon futur roman( dans 2 ans...).

Sans soute quelque chose de plus classique avec plus de suspens...

Premier jet (n'hésitez pas si vous voyez des erreurs).

Sous-sol du commissariat de Police de Grenoble – Unité PJ. 16 heures.
–  Eh bien voilà une première piste Lecouerc, enfin ! Finalement, pas si coriace que ça la petite Dong, elle a fini par parler.
–  Mouais, vous y croyez vous à l’ex-petit ami qui veut se venger ?
–  Il ne faut jamais écarter une piste, quel qu’elle soit. Récapitulons les faits voulez-vous, histoire d’avoir les idées claires. Dong reste pendant près de cinq ans avec ce Sébastien Martinez. Ce n’est pas le parfait amour, leur vie de couple est fait de hauts et de bas, le couple se chamaille souvent, d’après les dires mêmes de la jeune femme. Ils font souvent la fête et vivent de petits boulots. Et puis, vient un jour où elle fait la connaissance de Boubaye. Ce dernier, non seulement a du charme, mais, en plus, il a les moyens. Elle le voit souvent avec une BMW dernier modèle. Cela suffit pour éblouir Dong, qui, lassé après une énième dispute, fait ses valises et part pour vivre le grand amour. Seulement, imaginez Lecouerc, pendant ce temps, Sébastien ne peut accepter cet affront. Il rumine dans son coin pendant deux mois et finalement, qu’est-ce qu’il fait ?Il se venge de celui qui lui a pris sa belle.
– D’autant que ce type a un casier. Deux mois de sursis pour faits de violence. Malgré tout, on est dans la pure conjecture lieutenant…
– Il est sans emploi, il n’a rien d’autre à faire que de surveiller Boubaye, peut-être même travaille-t-il avec lui. Il lui donne rendez-vous un soir pour une combine, et là, bam ! Il sort un couteau de boucher et le plante. Ensuite, il lui tranche vous savez quoi, par vengeance et pour être sur qu'il ne recommencera jamais.
– Autrement dit, Jacquier, si je vous suis bien, une petite visite s’impose chez monsieur Martinez. De toute façon, il est l'ex de la petite amie de la victime. Rien que ce fait nous impose d'aller le voir.
L’homme à la peau mate se prélassait sur sa chaise longue. Il louait un appartement en rez-de-jardin de ce qui avait été autrefois une grande ferme. Le coin était d’autant plus tranquille que situé au bout d’une impasse dans un quartier résidentiel de la petite ville d’Eybens. Torse nu, ses tatouages à l’air, il profitait du soleil, une bière à la main. Il avait assez travailler ce mois-ci. Quelques travaux à droite et à gauche, dans la plupart des cas payés au black pouvaient lui permettre de voir venir les jours suivants avec sérénité… Le complément des ASSEDIC faisait le reste. Il rendait aussi service de temps en temps à des amis qui avaient besoin de gros bras comme lui pour encaisser les dettes ou les taxes non remboursées à leurs créanciers. Il était connu pour son sérieux et sa discrétion. Il savait que ce qu’il faisait n’était pas légal, mais il courrait peu de risques. Son visage précocement buriné, son teint mat et ses biceps faisaient réfléchir tout homme doté d’un peu de bon sens. Un entretien régulier en salle de musculation l’aidait à cette fin et sa gueule lui servait de tickets d’entrée dans n’importe quelle boîte du coin.
Il fit la moue lorsque la 306 passa lentement devant lui avec un homme et une femme le dévisageant des pieds à la tête. Il les vit se garer dans le parking du fond. Ça sentait le « schmidt » à plein nez. Il se leva tranquillement pour aller se terrer chez lui, mais avant qu’il ait pu franchir le seuil de sa porte, une voix de femme l’interpella.
–  Monsieur Martinez ?
–  Ouais.
–  Police, nous aimerions vous interrogez.
–  Putain, j’ai fait quoi encore ?
–  On t’a jamais appris à dire « bonjour », toi ? ne put s’empêcher de rajouter Jacquier.
–  Ça va ! On peut pas être tranquille chez soi sans se faire emmerder de nos jours ?
–  La vie est belle pour vous, on dirait, Martinez ?
–  Faut pas se fier aux apparences madame, je suis tranquille au soleil parce que j’ai pas de boulot.
–  Nous, c’est pas ce qu’on a entendu dire…
–  Ben, je sais pas quel mytho on vous a raconter. Je fais juste des petits boulots à droite à gauche en intérim, un honnête travailleur qui gagne tout juste sa vie.
–  Quel genre de petits boulots ?
–  De la peinture, de la rénovation d’appartements, ce genre de choses.
–  Et rien d’autre ?
–  Non, rien !
–  Vous connaissez Félicien Boubaye ?
–  Non, ça me dit rien.
–  Vous n’allez pas nous faire croire ça monsieur Martinez ? ET Dong Sampachapan, vous n'êtes jamais sorti avec peut-être ?
–  Si, c'est mon ex et alors ?
–  Boubaye était son nouveau petit ami…
–  J’en sais rien moi, je le connais ce pelo1 !
–  Et vous ne savez pas non plus qu’elle vous a quitté justement pour lui, j’imagine !
–  Ça vous donne un mobile pour le crime, rajouta Jacquier, et ça c’est un problème pour vous…
–  Oh là là, mais qu'est-ce que vous me racontez ? Mais vous me la jouez à l’envers, j'ai rien à voir avec ça moi !
–  Alors vous êtes au courant qu’il a été assassiné en plein Grenoble…
–  Mais tout le monde est au courant…
–  Mais, vous ne le connaissez pas…
–  Pas personnellement, j’ai du le croiser, c’est tout, je vois beaucoup de gens. Je sors beaucoup, vous savez…
–  Que faisiez-vous la nuit du jeudi 10 septembre entre 23 heures et 1 heure du matin ?
–  Vous me demandez ça comme ça, je sais plus, moi... J'étais sûrement en train de dormir…
–  Eh bien, il faudrait vite vous souvenir, sans quoi on sera vite amené à se revoir…
Martinez leva le bras en l’air.
–  Putain…
–  Vous voulez nous dire quelque chose peut-être, Martinez ?
–  Pfff
–  Ça doit être sa façon de dire au revoir…
–  Tu crois ?
–  Sûrement…

 

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