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Blog d'auteur

Android XY 7

30 Avril 2014 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Science-fiction

Jules et son amie américaine Jessica ont décidé d'aler comprendre ce qui se tramait au centre de nanotechnologie de Luxley...

Le rendez-vous avait été fixé à 10h. Nous n’eûmes aucun mal à rentrer dans l’enceinte. Le gardien avait nos noms sur sa liste et il ne nous demanda même pas notre carte d’identité. La maison de Mme Balduc était située du côté Ouest.
—       Mme Balduc ?
—       Elle-même.
—       Jules Sergent, agent immobilier et voici Mme Parker, qui est intéressée par votre maison.
—       Bonjour, venez donc à l’intérieur.
C’est sûr qu’il ne valait mieux pas s’attarder à l’extérieur. Les mauvaises herbes avaient envahi une partie du gazon et l’ensemble donnait une impression de désordre qui faisait tâche. N’importe quel client aurait tiqué, et certains n’auraient même pas pris la peine d’entrer dans la demeure de Mme Balduc.
Mais Jessica ne cilla pas.
—       Quel magnifique salon, beautiful !
—      Oui, Mme Parker est américaine, elle compte s’installer ici avec ses deux enfants pour être un peu à l’écart de la grande ville.
Mme Balduc me prit à part.
—       Et financièrement ? 
—       Ne vous inquiétez pas pour ça, son ex-mari lui verse une énorme pension alimentaire, lui fis-je avec un grand sourire de connivence...
Jessica joua son rôle jusqu’au bout, bien que le pas s’accélérait, la visite de cette maison nous affligeant de plus en plus. La maison était pleine de choses inutiles. De hideuses poupées se disputaient la place avec des coussins d’un goût douteux. Pour nous tirer de là, je promis à Mme Balduc de l’appeler dès le lendemain pour lui dire si ma cliente était toujours intéressée. Quarante minutes plus tard, nous étions dans la voiture.
—       Horrible (à prononcer « oribaule » avec l’accent américain) ! commenta Jessica.
—       Finalement, le plus dur, c’était peut-être ça !
Nous fîmes un kilomètre pour nous garer à proximité du centre. Il y avait bien un grillage pour interdire à n’importe qui l’entrée de l’enceinte, mais les fichiers de la clé USB s’étaient révélés précieux. Le plan d’accès indiquait une porte spéciale pour le personnel. Il suffisait de rentrer un code, qui fut trouvé par Jessica dans l'un des fichiers de la clé USB. C’est sur le parking que nous enfilèrent des tenues grises de travail achetées dans un magasin de bricolage. Ensuite, il fallait louvoyer vers la gauche du bâtiment afin de trouver une entrée annexe à l’entrée principale.
—       Essaye d’être la plus naturelle possible, fis-je à Jessica.
Elle me répondit par un sourire forcé.
—       And you too !
En étudiant attentivement les plans, j’avais opté pour monter dans les étages supérieurs. De là, on aurait une vue de l’ensemble des chaînes de fabrication. Si quelqu’un nous demandait qui l’on était, nous devions répondre que l’on faisait la maintenance des bouches d’aération. L’avantage de ce type de réponse résidait dans le fait qu’il y en avait dans toutes les pièces et que l’on pouvait facilement se faire passer pour des employés d’une entreprise extérieure.
Reste que le bâtiment était équipé de nombreuses caméras et que ceux qui étaient derrière ne pouvaient ignorer notre présence. C’est pour cette raison qu’il ne fallait à aucun moment attirer l’attention sur nous, notamment dans les couloirs, là où se trouvaient principalement les caméras. Notre objectif était d’aller voir les salles de test, comme elles étaient appelées sur le plan. C’était là où sans doute où l’on essayait ces fameux robots. La première salle ne fut pas la bonne.
—       Excusez-nous, monsieur. Nous nous sommes trompés de salle, suis distrait aujourd’hui.
—       Y a pas de mal…
A peine avions-nous referm la porte que des cris et des bruits sourds retentirent dans la pièce voisine…
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Androïd XY 6

29 Avril 2014 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Science-fiction

La suite de la nouvelle où Jules Sergent se met en tête de comprendre qui était la fameuse créature qu'il a cachée chez lui et résoudre ce qui s'apparente à un secret d'Etat sur l'élaboration de robots ressemblant comme deux gouttes d'eau aux humains.

Deux jours plus tard, nous étions opérationnels. J’avais tout planifié dans un temps record. Je ne savais même pas s’il était encore temps, si notre action n’était pas veine. Au fond, ce n’était pas notre combat, mais nous avions la certitude que quelque chose de grave se tramait. D’ailleurs, quel camp avions-nous choisi ? La police ne donnait pas de nouvelle, ce qui m’étonnait, puisque le lieutenant avait promis de me convoquer. Mais qui fallait-il suivre ? Nous nous posèrent la question, Jessica et moi, durant ces deux jours. La créature qui m’avait confié la clé USB était-elle vraiment une terroriste ? Si c’était le cas, alors nous étions en passe de commettre une grave erreur. D’un autre côté, qu’avait à cacher la police, et à travers elle l'Etat, pour provoquer un affolement pareil ?
Jessica se mit à faire des recherches sur le centre et sur le fameux Manning. Ce dernier se trouvait être le directeur de ce centre de nanotechnologie. Père de deux grands enfants, une femme, une maison avec jardin et piscine, en somme un personnage sans histoire. Passé par les plus grandes universités, sa carrière d’ingénieur l’avait conduit dans d’importants conglomérats industriels avant qu’il ne rejoigne il y a dix ans de cela ce lieu assez particulier. En effet, les informations collectées par Jessica sur Luxley restaient très parcellaires et elle trouvait même surprenant qu’il y ait aussi peu d’informations et de publicités concernant une entreprise qui était censée être spécialisée dans la domotique. Tout juste si leur site internet annonçait des avancées sur l’élaboration de robots qui s’occuperaient dans un futur tout proche de tâches effectuées jusque-là par des humains. Quelques articles çà et là louaient les travaux menés par d’éminents chercheurs basés dans cette enceinte, qui regroupaient pas moins de 5000 employés, dont un bon nombre de familles. 
Mais ce qui était intéressant, c’est ce qui m’avait traversé l’esprit lorsque j’avais lu l’adresse. Le centre s’étendait sur plus de dix hectares et ses administrateurs avaient trouvé une source de revenus importante en vendant une partie de son espace à des promoteurs immobiliers, lesquels les transformèrent en une série de petits pavillons intégrés à l’ensemble du site, mais formant une communauté fermée. Il se trouvait que l’une de ses résidentes voulait vendre sa maison depuis des mois. Je m’en rappelais facilement puisque pendant des mois j’avais essayé de lui expliquer que le prix qu’elle en demandait était bien trop important. Ainsi, il fut facile de la convaincre qu’un potentiel acheteur s’intéressait à sa maison et qu’il était pressé. Bien sûr, c’est Jessica auquel j’avais attribué ce rôle. Elle prit nos noms afin de les communiquer à l’entrée principale pour nous permettre d’entrer dans la forteresse. Ma cliente nous permettrait ainsi de nous faire franchir les plus importantes barrières de ce site.
Je mis ensuite à profit le jour qui nous restait pour élaborer la façon dont on allait s’y prendre pour pénétrer dans le centre lui-même. Ce n’était pas un hasard si le plan d’accès figurait dans les fichiers de la clé USB. Tout ce qui était bouches d’égout, conduits d'aération et caméras figuraient sur ce plan détaillé. Jessica se joignit à moi pour définir la façon la plus appropriée et la moins dangereuse pour pénétrer dans ce lieu ultra-protégé. Il fallat encore faire quelques achats, notamment des cagoules, gants noirs et autres accessoires, faisant de nous de parfaits petits cambrioleurs. À minuit, tout était calé, la nuit allait être courte…

 

 

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HumanoidXY 5

28 Avril 2014 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Science-fiction

Voici la suite de la nouvelle "Humanoïd XY". Petit résumé : Jules tombe sur une femme qui tente d'échapper à la police et lui remet une clé USB. Curieux, il tente de percer les secrets des fichiers contenus dans cette clé. Jessica, une amie américaine débarque pour l'aider dans cette tâche...

La zone d’arrivée de l’aéroport était noire de monde, et c’est avec mon carton, me sentant quelque peu ridicule, que j’attendais la touriste hackeuse.
Je l’entendis arrivé plus qu’autre chose.
— High ! My Jules, how do you do ?
Elle se précipita dans mes bras, ce qui me procura une sensation étrange, étant donné que nous ne nous connaissions que d’une manière virtuelle au travers de quelques échanges de mails. Elle se mit à rire en voyant mon expression gênée et ajouta avec un fort accent américain.
— Ah mon frenchy, réglons cette affaire au plus vite, après en échange, tu feras mon guide.
Elle rit une nouvelle fois.
— Tu ne m’avais pas dit que tu parlais français ?
— Je l’ai étudié dans mon université de Boston, mais je te l'ai déjà dit, ça veut dire bien des choses ça Jules, me dit-elle sur un air de reproche.
Comme pour me faire pardonner, je lui pris délicatement des mains ses modestes bagages et l’emmenais à travers les méandres du métro. À la station Hugo, celle qui se trouvait à peine à deux cents mètres de mon habitation, je m’arrêtais dans une boulangerie, pris deux énormes sandwichs ainsi que deux viennoiseries au grand bonheur de mon américaine.
— Oh marvelous !
À peine arrivé, il ne restait plus rien de son frugal repas. Elle l’avait dévoré, alors que j’avais loin d’en avoir fini. Dix minutes plus tard, elle était déjà rivée à l’ordinateur, pianotant frénétiquement sur les touches pour déjouer les codes du fichier. J’étais vautré sur le canapé, digérant ce que je venais d’avalé.
— Ce n’est pas un travail d’amateur, mais je vais y arriver, dit-elle d’une façon combative.
Je pensais qu’elle en aurait pour des heures, mais à ma grande surprise, cinq minutes suffirent pour que je l’entendis pousser un cri de victoire. Ses bras qui s’étaient levés victorieusement retombèrent cependant immédiatement.
— Oups…
Je me mis derrière elle pour voir moi aussi l’écran. Tout d’abord, je ne compris pas, néanmoins, voyant que j’essayais de comprendre davantage qu’elle, elle me laissa sa place. Il s’agissait d’une série de plans plus mystérieux que les uns que les autres pour les béotiens qui n’avaient jamais mis les pieds dans l’industrie. Or, j’avais travaillé dans ce domaine pour payer mes études et j’avais déjà pu voir ce genre de schémas. Un plan d’accès complétait l’ensemble avec l’adresse du site : Centre de recherche nanotechnologique de Luxley, 2193, route des Monts.
— Je commence à comprendre, fis-je, laissant Jessica scotchée, qui restait derrière moi en se joignant les mains. Ça a l’air d’être un process, les plans d’une unité de fabrication. Le produit fabriqué doit passer par différentes unités, numérotées de 1 à 6. C’est pour cette raison que nous avons un plan par page dans le fichier. Les unités 1 et 2 doivent correspondre à un assemblage de différents composants électroniques. En effet, sur le côté gauche on a une série de symboles, ceux de condensateurs, de résistances… Tu les vois ?
— Euh, yes, fit-elle peu convaincue de son affirmation.
— Les unités 3 et 4 sont dissociées des deux premières, c’est une autre partie du process, je ne saurais dire en quoi elles consistent. Par contre, l’unité 5 les rassemblent. Et pour l’unité, il s’agit sans doute de la finition…
— Mais, qu’est-ce qu’ils fabriquent ?
— Bon sang ! Fis-je la bouche grande ouverte.
— Quoi ?
— Tu te rappelles du logiciel espion que tu m’as conseillé d’avoir et qui permets de voir en toute circonstance l’écran d’un ordinateur ?
— Oui…
— Il m’a servi pas plus tard qu’hier. J’ai pu lire l'email que la créature a envoyé. Elle a parlé de « créateurs » et d’un certain Manning.
— Et alors ?
— Elle a dit « nos créateurs ».
— Nos ?
— J’en ai le vertige ! Si j’ai bien tout compris, en fait, la femme à qui j’ai parlé et que j’ai aidé n’est pas une femme, mais un robot !
— Oh my God ! Impossible !?
— Voilà pourquoi elle était si parfaite…
Jessica ne put s’empêcher de rire.
— Mais, tu as bien dû t’apercevoir que ce n’étais pas quelqu’un d’humain enfin ?! Sa voix ?
— Non, rien… Tout était normal…
— Il doit bien y avoir une explication…
— De toute façon, pour en avoir le cœur net, il faut aller visiter ce centre.
— Ah oui, et on va y entrer comment ?
— Ne t’inquiètes pas, j’ai ma petite idée là-dessus…

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Ouverture de ma page Facebook

27 Avril 2014 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Actualités

N'hésitez pas à vous rendre sur ma page Facebook et cliquez sur "J'aime" !

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Soutenons Kelmend !

16 Avril 2014 , Rédigé par mathias.goddon

Cet élève méritant est menacé d'expulsion du pays à deux mois du bac. Une situation ubuesque. Il travaille le week-end pour financer ses études, il est assidu en cours, il est motivé et l'Etat veut l'expulser, c'est absurde.

Voici le reportage de France bleu isère sur la réunion du collectif qui soutient Kelmend :

Vous pouvez signer la pétition :
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Décollage

12 Avril 2014 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Actualités

Décollage

La promotion de mon roman policier "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra (peut-être) les siens est désormais lancée à pleine vitesse.

Après la sortie de l'e-book, la version papier peut se commander dans toutes les librairies, et presque tous les sites internet. Fnac et Amazon vont d'ici quelques jours eux aussi le proposer. Jeudi est paru le premier article sur la sortie du livre dans l'Hebdo des Savoies, journal qui couvre la région de Rumilly et Aix-les-Bains. Hier, j'ai répondu à une interview pour l'édition Annecy-Rumilly du Dauphiné LIbéré. Ce matin-même, c'était pour l'édition de Grenoble Sud.

Ceci dit, je ne pourrais rien faire sans les librairies. J'ai commencé par celles de la Haute-Savoie, où j'ai été très bien accueilli. Reste à voir la réaction de ces mêmes libraires quant à la lecture du roman. J'aurais des échos assez rapidement...

A la fin de la semaine prochaine, je m'occuperai des librairies grenobloises...

"Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra (peut-être) les siens" est donc en vente partout, en version e-book comme en version papier !

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Quais du polar 2014

5 Avril 2014 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Actualités

Quais du polar 2014

J'étais présent aujourd'hui à Lyon, en tant que spectateur (un jour peut-être serais-je de l'autre côté...), au festival "Quais du Polar", la référence en la matière. Ce fut une journée riche en événements et en rencontres.

Qu'il était agréable de déambuler dans le Palais du Commerce au milieu des auteurs venus des quatre coins de la planète !

Je commençais par aller voir Didier Daeninckx. Habitué de nombreux festivals, je n'avais pas eu l'occasion encore de le rencontrer en chair et en os. Je lui glissai timidement que j'étais auteur, mais j'avoue avoir été assez intimidé, aussi il fut lui aussi peu loquace.

Je déambulais ensuite à travers la salle, pensant à me restaurer, puis je revins pour voir Asa Larsson, prix du roman suédois. Charmante personne, elle se plia volontiers au jeu des dédicaces tout l'après-midi.

C'est peu après que j'allai voir Dominique Sylvain, qui, elle, est une auteure des Editions VIviane Hamy, contrairement à beaucoup qui n'ont pas réussi à l'être (comme moi par exemple...). J'avais déjà eu un échange de mails avec elle il y a de cela quelques années, et elle m'avait gentiment répondu. Elle vivait à l'époque au Japon.

Je ne fus pas déçu lors de sa dédicace et lui donnais mon flyer (l'arme de promotion massive de mon livre). Elle le prit et me promis de regarder ce dont il était question dans mon roman.

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