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Blog d'auteur

Julien Saro, peintre modeste et talentueux

22 Décembre 2015 , Rédigé par mathias.goddon

Place aujourd’hui à la présentation d’un peintre local, Julien Saro.

Né à Grenoble en 1968 – la même année que les Jeux Olympiques – cet artiste a étudié à l’École des Beaux Arts de Valence. Il est actuellement installé sur la commune de Fontaine, limitrophe de celle de Grenoble.

Artiste contemporain, il fait partie du collectif Dragon (collectif-dragon.org), réunissant des sculpteurs, plasticiens et peintres.

Par l’éclectisme des formes, des couleurs, des représentations, ses œuvres ne peuvent qu’interpeller le spectateur. Une constante : une peinture torturée qui questionne le sens de la vie et de la mort.

J’aurais pu m’arrêter à cette constatation, mais ce qui me plaît particulièrement dans ses peintures ce sont ses couleurs chatoyantes qui adoucissent l’ensemble.

J'ai choisi deux de ses oeuvres que j'ai trouvé sur son site internet : http://peinture-julien-saro.e-monsite.com/album/peinture.

 

"Patrimoine" et "Hipocampe", deux peintures de Julien Saro"Patrimoine" et "Hipocampe", deux peintures de Julien Saro

"Patrimoine" et "Hipocampe", deux peintures de Julien Saro

Pour mieux le connaître, j’ai posé également trois questions à l’artiste.

MG — Que t’apporte la peinture et l’Art en général ?

JS — La peinture, pour moi, est comme une respiration profonde et fixe des émotions consciente ou inconsciente. Chez moi, c’est aussi une nécessité, elle fait partie de mon équilibre et y contribue.

Travail en atelier ↔ Exposition ↔ Sociabilisation

   (solitude)                 (public)

Quant à l’Art en général, c’est pour moi une source d’inspiration dans l’Histoire et donc le Temps symbolique, architecture, peinture, sculpture, sacré divin, civilisations anciennes, langage ornemental et contemplation inhérente à l’Art (5 sens).

L’Art apporte du grain à moudre, c’est une des nombreuses nourritures de l’esprit.

 

MG — De quelle œuvre es-tu le plus fier ? Pour quelles raisons ?

JS — Je n’en n’ai pas qu’une seule, j’aurai plus de facilité à choisir lesquelles j’aime le moins.

 

MG — Quels sont tes projets présents et futurs ?

JS — Mes projets à long terme sont que mon travail soit reconnu suffisamment pour qu’un jour un musée ou une fondation s’y intéresse ou recueille toute ma collection (testament artistique), mais avant cela, j’ai d’autres projets à court terme (continuer de créer absolument) et je reste ouvert à toute proposition. Pour moi, chacune de mes créations est une sorte de projet conscient ou inconscient… Ce n’est pas forcément le but qui m'intéresse, mais plutôt les méthodes pour y arriver.

 

N'hésitez pas à aller voir sa page facebook https://www.facebook.com/Julien-saro-peintures-1678047239134216/?ref=profile et/ou son site internet : http://peinture-julien-saro.e-monsite.com/album/peinture/

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L'art et la poésie sont les deux mamelles de la sagesse

7 Décembre 2015 , Rédigé par mathias.goddon

Lors du salon du livre alpin de Grenoble, je me suis prêté au jeu de l'interview "Et Dieu dans tout ça", chronique paraissant régulièrement dans le Dauphiné Libéré.

Voici l'article paru hier, le 6 décembre...

L'art et la poésie sont les deux mamelles de la sagesse
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Mon titre de roman n’est pas celui que vous croyez !

5 Décembre 2015 , Rédigé par mathias.goddon

« Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra (peut-être) les siens ». Voici le titre de mon roman policier paru l’année dernière et pour lequel je prends la plume aujourd’hui afin de le défendre devant toi, cher lecteur (Permets-moi de te tutoyer…).

Défendre quoi au juste ? Pas le contenu, le livre a été grandement apprécié par beaucoup de ceux qui l’ont lu. Non, ce que je vais défendre, c’est le titre !

Pour quelles raisons en parler maintenant ?

Lorsque j’ai choisi ce titre, je l’ai fait en connaissance de cause, je le savais original et percutant, sans doute en réaction à mon premier polar « Rendez-vous à Saint-Antoine »… Qui dit percutant, dit provocateur, je savais que toi, lecteur, tu réagirais. Je ne pensai pas que cela prendrait de telles proportions…

Au début, cher lecteur, tu me félicitais d’avoir retrouvé cette citation, de l’avoir reformulé à ma façon. Tu admirais aussi la belle couverture bleue avec deux personnages armés se faisant face… En général, que ce soit dans les librairies ou dans les salons du livre, tu paraissais intrigué, tu cherchais à savoir ce qu’il y avait derrière la fameuse citation trouvée dans le Dialogus miracolorum de Pierre Césaire de Heisterbach (à tes souhaits !) vers 1220 – Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens – que l’on a prêtée à Arnaud Amaury lors de la croisade albigeoise contre les hérétiques cathares de Béziers. Citation à priori inventée de toute pièce, mais qui évoque un massacre à caractère fanatique (Massacre d’abord, discute après…).

Je le précise de suite, nulle mention de religion, de fanatisme ou de terrorisme dans mon roman (tu vois où je veux en venir ?). L’explication d’un tel titre se trouve à la fin du livre. Mon personnage, le lieutenant Jacquier, est simplement lassé du nombre de morts survenus lors de l’affaire dite du « Trésor ». Il se souvint alors de cette citation, qu’il avait appris de la bouche de son grand-père.

Dès sa sortie, certains d’entre vous me regardaient suspicieusement, tentant de déceler derrière cela, soit une œuvre à caractère iconoclaste et anticlérical, soit au contraire un livre parlant de religion faisant de son auteur un théologien… Bon, je dois dire que ça ne me dérangeait pas plus que ça, étant habitué à passer moi-même pour un original…

Non, ce qui me gêne, c’est que depuis quelque temps, tu me regardes méchamment (bon, pas toi qui est derrière l’écran, attaché à ton clavier [ou à ton smartphone] depuis des heures, mais « l’autre »). Depuis les attentats de Charlie Hebdo survenus en janvier 2015, et plus encore depuis ceux qui se sont produits à Paris en novembre dernier, j’ai l’impression que mon titre te dérange vraiment !

Je lis de la haine dans tes yeux, je vois ton regard se durcir, s’assombrir. Nul événement sans que l’un des tiens pousse un soupir, ne détourne la tête d’un air méprisant…

Quand cela se passe bien, tu me demandes, interloqué, la raison d’un tel titre et si je l’avais écrit sur le sujet des attentats (c’est du vécu, comment aurai-je fait si vite ?).

Au pire, comme c’est arrivé, tu lances un commentaire dont je me passerais volontiers : « Oui, c’est ça, il faut tous les tuer ! ».

Bref, si je t’écris, lecteur, c’est que depuis le 13 novembre, tu dois t’affranchir de ta peur et de tes haines. Je sais, c’est difficile, j’ai vu à quel point une citation remaniée de 9 mots « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra (peut-être) les siens » pouvait te choquer, te heurter, te ramener à ces heures douloureuses. Mais qui puis-je ? Suis-je coupable à tes yeux de sorcellerie ou même d’hérésie ?

Ai-je foulé en quoi que ce soit l’âme d’une nation, moi qui défends ses valeurs et dénonce la barbarie sous toutes ses formes à chaque fois que j’en ai l’occasion ?

Ne crois-tu pas qu’il faudrait prendre un peu de distance avec les mots pour éviter que tu sois choqué par le titre d’une œuvre fictionnelle ?

Je te le dis, je n’écris pas sur des faits réels. Certes, derrière la fiction se cachent des éléments historiques qui ont bel et bien existé. Cependant, à titre d’information, je n’aime pas parler de terrorisme et des barbares qui s’en revendiquent. Ils font partie de toute une clique, au même titre que les tueurs d’enfants. C’est la négation de l’humanité, tout ce qu’on peut abhorrer (prends un dictionnaire…) chez l’être humain. Il y a des auteurs pour aborder ces sujets si sensibles, trop sensibles pour moi… Pour ce qui est des « vraies » affaires, peut-être en aborderai-je une un jour, mais seulement si on me le demande. Là où je vis (à Grenoble), ce n’est malheureusement pas ce qu’il manque, des personnes qui se font tuer pour rien… Partout dans le monde, à Paris, mais aussi au Liban, en Tunisie, en Égypte, en Irak, en Afghanistan, des gens meurent pour rien, tués par des imbéciles.

Pour finir, je voudrais te poser une question : crois-tu vraiment que mon titre peut dévoiler mon âme ?

Je pense qu’une personne honnête ne va pas se limiter à regarder la façade d’une maison ou la carrosserie d’une voiture (et ainsi de suite…), mais va s’intéresser aussi à l’intérieur.

Alors, ne regarde pas que mon titre, mais va plus loin, lis au moins le résumé, feuillette quelques pages, donne-moi une chance et va au-delà des apparences !

Mon titre de roman n’est pas celui que vous croyez !
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