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Blog d'auteur

Fou de cette femme

16 Juillet 2013 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Ecriture

Visiblement en ce moment je suis dans un trip "Poésie". Voici donc ma dernière production en prose, où vous pourrez remarquer que de nombreuses allitérations sont présentes...

Bonne lecture...

Je suis fou de cette femme fière qui file vers son destin. Forcément je suis fou de cette fille. Elle ressemble à une petite fleur perdue au milieu de la foule. Perdue dans notre monde plein de fous, elle entend crier : « Il faut consommer ! » Elle se bouche les oreilles, mais elle entend encore : « Il faut produire ! » ; « Dépêchez-vous ! »

Forcément, ça fout la frousse.

Je suis fou de cette fille.

Mais pourquoi se dépêcher de produire ? Pour consommer… Tout cela est flou, cette femme ne comprend pas cette société où il faut se précipiter, se hâter pour entretenir une société d’individualités et du flouze. Elle découvre qu’il faut flatter. Les fous de Bassan n’en n’ont que faire, mais les farfadets et les fous du roi en sont les spécialistes. Elle est plongée d’une manière concrète dans une société factice. Ça s’appelle de l’anthropologie, elle peut désormais en faire une liste, elle n’est pas venue pour ça, et ça la rend triste.

Je suis fou de cette femme.

Chez elle, certes les problèmes sont fréquents, mais on n’abandonne pas les gens, on vit en solidarité, souvent en famille, en farandole. D’ailleurs, chaque année, elle revient en fanfare dans sa ville. Elle flamberait bien, mais elle se retient. Elle se souvient de toutes les heures passées seule, même pas un sofa pour s’y affaler, mais juste un lit pour pleurer. Car cette femme pleure souvent, je le sais, et je voudrais la réconforter.

Je suis fou de cette fille.

 Mais certaines souffrances parfois ne se soignent pas. Une fille seule au milieu de la foultitude, dont l’attitude est parfois rude. Comment peut-on être hostile à une telle fée ? Franchement ? A moins d’être un franconnard, on ne peut qu’être fan d’une femme pas fanatique, juste fantastique.

Fatalement, on tombe amoureux, fatalement on se fourre le doigt dans l’œil, ou du moins on ne flaire pas l’embrouille et tout se brouille. On a la trouille et on se débrouille pour que tout parte en…

Mais non, la nuit fait place au jour, on se refait une histoire, voire un film, et on imagine la file des foules venue voir notre fulgurante romance, les images défilent et ça y’est on file le grand amour. Fréquemment, on se dit : « Tiens, filons vers d’autres horizons », mais ce serait faire fi de la fatale réalité. En effet, on ne peut pas tout le temps défaire ce qu’on a fait.

Je suis fou de cette femme.

Est-elle folle de moi ? Rien n’est moins sûr, je flâne à travers les chemins sans faire la différence entre la réalité et la fiction. Je passe vite sans flirter avec un Phan. Les fissures dans mon cœur sont à la fois fortes et faibles. Il n’y a que Maille qui m’aille, mais à l’évidence je m’en fais à défaut de m’en aller et de rejoindre cette nymphe qui vit dans une phallocratie. Néanmoins, c’est un fabuleux endroit, car si je disais le contraire, je subirai les foudres de cette femme et ce serait l’enfer.

Et je suis fou de cette fille.

Une folie, me dit-on, même elle me l’a dit. Mais je suis comme le fer, il m’arrive de fondre, et j’ai fondu en fer et contre tout. Je me dis que je finirai par la rejoindre à moins que ce soit elle, je me fais peut-être des illusions, mais il faut être fier de ses convictions sans quoi l’on ne pourrait plus rien faire et c’en serait fini, on crierait « No Futur ». Ce serait quand même falaud.

Pour finir,  je suis fou de cette femme, alors ce n’est pas fini.

 

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