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Blog d'auteur

Humanoïd XY (2)

20 Août 2013 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Fantastique

Monsieur Sergent est encore embarqué dans une sacrée affaire. Une fugitive lui a remis en catastrophe une clé usb. Il rentre donc chez lui avec cet embarrassant objet. Que va-t-il encore lui arrivé ? Arrivera-t-il à retrouvé la mystérieuse nymphe en fuite ?


Par précaution, je mis en route mon antivirus. Rien ne fut détecté. Un seul fichier se trouvait à l’intérieur. Il s’agissait d’un texte qui s’ouvrait grâce à un logiciel très répandu. J’entrepris de l’ouvrir, et à ma grande surprise aucun mot de passe ne fut nécessaire. C’était trop facile… Un texte crypté apparu. Seule, une phrase logée à la fin du fichier donnait des indications :

« En cas de problème, rendez-vous mercredi à 14 heures dans le parc Denis Diderot, sur le banc situé à gauche de la fontaine près de la cabane forestière »

Je crois qu’on pouvait effectivement considérer qu’il y avait un problème. En même temps, en quoi cette affaire me concernait-elle ? Pourquoi prendre des risques pour une simple clé usb ? Que contenait-elle vraiment ? Je me mis à essayer de décrypter le texte en question, mais je ne comprenais rien à la méthode utilisée, une série de chiffres et de lettres, le tout dans un enchevêtrement, qui aurait fait passer la chambre d’un adolescent pour une pièce impeccablement rangée. Au bout de trois heures de temps, je laissai tomber, me persuadant que le lendemain je me rendrai au lieu et à l’heure dite de la rencontre. Toute la nuit, dans mon sommeil, je mis en route un plan d’action. Il fallait prévoir une tenue et un matériel adéquat. Des lunettes noires et une casquette pour passer inaperçu, un dictaphone pour enregistrer la conversation, et même une bombe anti-agression au cas où. En effet, cela n’était pas sans risque, et je me demandais s’il était bien sage d’entreprendre une telle aventure. Mais, un élément faisait pencher la balance. C’était peut-être celle qui m’avait transmis la clé qui la reprendrait. C’était la plus belle femme que je n’avais jamais vue, d’accord, je n’avais aucune chance, mais sur un malentendu, tout était possible.

Le matin, je soignais ma chevelure largement amputée de cheveux qui se faisaient rares, je mis une chemise blanche à la fois élégante et légère, un pantalon de toile lui aussi adapté aux fortes chaleurs. Le matin passa lentement dans mon bureau. J’avais reçu quelques remarques, doublé d’une certaine ironie de la part d’une des deux secrétaires. La casquette jurait quelque peu avec l’ensemble, mais j’eus l’impression de passer inaperçu dans la foule que je fendais maintenant avec vigueur. Je m’étais mis en route volontairement en avance pour pouvoir faire un petit repérage des lieux. Le parc Denis Diderot se trouvait en plein centre de la ville, et on pouvait y accéder très facilement en bus, tramway et métro. Autant dire que les mystérieux protagonistes de cette affaire pouvaient prendre facilement les jambes à leur cou. J’attendis l’heure fatidique, je pris mon courage à deux mains, et je m’assis sur le banc qui était indiqué dans le fichier, légèrement sur la gauche de la fontaine. J’attendis fiévreux que quelque chose se passe, mais rien n’arriva. Une demi-heure plus tard, je décidais avec déception et colère de poursuivre ma journée.

Après le travail, c’est en arrivant à proximité de mon domicile que je sentais une présence derrière moi. Je me retournai à plusieurs reprises, mais à chaque fois je ne vis personne en particulier, que ce soit un piéton ou un automobiliste. Je rentrai légèrement inquiet, persuadé que quelqu’un m’avait suivi. Peu après, j’entrepris des respirations  pour me calmer… La soirée allait être longue.

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