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Blog d'auteur

Implosion (8)

4 Août 2013 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Ecriture

Résumé des épisodes précédents :

Nos deux policiers (l'inénarrable Jacquier et la fidèle Lecouerc) après être passés par la case morgue doivent interroger le "patron" d'un homme retrouvé assassiné dans un parc...

 

 

-          Tiens donc, v’la les deux tourteaux…

Mazzini ne put réprimer un sourire mauvais en voyant les deux policiers pénétrés dans sa discothèque. Il était entouré de sa garde rapprochée. Berki était assis à sa droite, c’était le plus petit, mais pas le moins dangereux. Il fronçait les sourcils. On prête aux petits d’être les plus teigneux, lui c’était son cas. De son côté, Essraoui venait de montrer le chemin à la flicaille. Il appréciait particulièrement les costumes de grande marque, et il passait une part non négligeable de ses émoluments dans son habillement. Lecouerc et Jacquier avaient eu l’idée de se pointer comme des fleurs à la pizzéria Lolo. Très bonne idée, car ils connaissaient le propriétaire, c’était Mazzini en personne. Les employés avaient téléphoné, et c’était Essraoui qui était chargé de les ramener.

-          Bon sang, Jacquier, y a combien de temps que je t’ai pas vu, ils t’ont ressorti de ton placard ?

-          Comme tu vois Mazzini, comme tu vois…

-          Et rasé de près avec ça… Te voilà revenu en piste, le Lazar de la police, mort-vivant hier, ressuscité aujourd’hui ! Et en plus, tu viens avec celle qui fait beaucoup parler d’elle, la petite bretonne… J’adore les biscuits bretons…

-          Suis pas fan des macaronis.

-          Et pas froid aux yeux avec ça…

-          On n’est pas venu boire le thé, Mazzini.

-          Je me doute bien, Lecouerc, d’ailleurs je discute, je discute, mais j’ai peu de temps à vous accorder.

-          Avez-vous une idée de qui a pu assassiner Traquelli ?

-          C’est toujours elle qui porte le slip Jacquier ?

Mazzini laissa s’installer un lourd silence dans la pièce. Il tapotait des doigts, on sentait la nervosité gagner tous les pores de sa peau.

-          Je vais vous dire une bonne chose. Celui qui a fait ça est un homme mort. Notez bien que je ne sais pas quel est le fils de pute en question, mais je vais le savoir très rapidement…

-          Un règlement de compte ? osa Jacquier.

-          Ça m’étonnerait que mes camarades de jeu m’aient fait ça… Sinon on aura droit à une politique de la ville accélérée, la destruction de tours insalubres, mais avec encore des habitants à l’intérieur… Voyez le topo… Bien, voilà, maintenant si vous pouvez me laisser tranquille. Entre l’enterrement de mon ami a organisé et tous les emmerdements qui vont avec…

En deux-temps trois mouvements, les deux policiers se retrouvèrent dehors.

-          Elle est minable sa discothèque…

-          Ouais, n’empêche, on n’est pas plus avancé.

-          Si ce n’est qu’il ne croit pas à un règlement de compte.

-          Parole de Mazzini…

-          Parole de pourri…

 

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