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Blog d'auteur

Remontage de pendule (2ème partie)

2 Août 2013 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Fantastique

Deuxième épisode des aventures de Jules Sergent. En sortant de son travail, il rencontre ce qu'il croit être un fou lui proposant de remonter le temps. Par curiosité, il le suit...

 

 

Et là, je fus sacrément surpris en arrivant… Nous passâmes les grilles d’un château gardé par des sbires patibulaires.

-          Le service d’ordre. Mon laboratoire est financé par un riche mécène russe. Il nous accueille bien volontiers.

Un homme se tenait devant le perron... Un mec plein aux as, ça se voyait de suite… Il devait avoir la quarantaine et s’exprimait avec un accent indubitablement slave.

-          Bienvenue monsieur Sergent. Je suis heureux que vous ayez accepté de venir. Je vous aurai bien accompagné dans ce voyage à travers le temps, mais je n’ai pas vos compétences.

Je commençais à m’inquiéter… Entendre un fou raconter des sornettes, passe encore… mais deux… Une sourde angoisse commençait à monter en moi. De quelles compétences parlait-il d’ailleurs ? C’est en entrant dans la pièce qui servait de laboratoire que je pris conscience que ces gens ne plaisantaient pas… Au centre, il y avait une sorte de capsule… Je ne saurais trop l’appeler autrement… On y entrait visiblement par une porte… Elle était transparente... Je restais quelque peu interloqué…

-          Il ne va pas sans dire mon ami, que vous recevrez à votre retour une forte somme d’argent.

-          Combien, demandais-je ?

-          Un million d’euros.

-          C’est beaucoup d’argent, et il n’y a vraiment aucun risque ?

-          Tout a été minutieusement étudié, me répondit Géo Trouvetout, il n’y a aucun risque vraiment.

-          Mais dans quelle époque vais-je aller ?

-          Oui, alors là, c’est vrai, qu’il reste ce point de détail…

-          Ce point de détail, c’est-à-dire ?!

-          On ne sait pas régler pour l’instant le point d’arrivée.

-          Vous voulez dire que je peux me retrouver à n’importe quelle époque, vous imaginez… des dinosaures en train de me poursuivre ou des hommes de Neandertal qui voudraient me frapper avec leur massue !

-          Calmez-vous, monsieur Sergent, tout de même, vous n’irez pas aussi loin. 100 ans peut-être, mais guère plus…

-          100 ans ! C’est suffisant pour se retrouver à Verdun en pleine première guerre mondiale… Non, non, je n’irais pas ! C’est trop dangereux votre truc !

-          Vous allez nous décevoir, monsieur Sergent, dit tout à coup le russe. Igor et Ivan...

Deux mastodontes s’avancèrent vers moi. Ils me collèrent une caméra sur le front, me soulevèrent et ni une ni deux m’enfermèrent dans cet engin.

-          Monsieur Sergent, nous sommes désolés, mais nous sommes obligés de vous enfermer. La capsule se déverrouillera automatiquement à votre arrivée. La caméra nous permettra de suivre vos exploits. Bonne chance monsieur Sergent !

Je donnai des coups de poing à la paroi, mais rien ne se produisait. J’entendais Géo Trouvetout en train de faire un décompte.

-          Vous feriez mieux de vous attacher monsieur Sergent, ça va secouer dur ! 10 avant mise à feu, 8,7,6…

Résigné, je m’assis et me cingla. J’attendais, tel le condamné à mort sa sentence… La capsule vibrait de plus en plus fort et une rotation commença… J’avais peur comme jamais auparavant, une peur qui me scotchait au siège, qui faisait monter mon sang à ma tête.

-          5,4,3…

Mon cœur s’accélérait de plus en plus sans que j’aie le sentiment de ne rien pouvoir faire…

-          2,1, 0…

Tout tourna autour de moi… Je vis une grande lumière blanche, puis des lueurs de différentes couleurs… Je me sentis transporter à travers le temps et l’espace. Je perdis sans doute connaissance à ce moment-là… Dans quelle affaire étais-je embarqué ? La grande peut-être, l’ultime… J’étais peut-être déjà passé à trépas… J’allais peut-être franchir le Styx… Ah Sergent, qu’est-ce qu’il t’avait pris de suivre ce passant ?

Mais l’atterrissage, si ce terme peut convenir, me ramena au fait que j’étais bien vivant… Il fut des plus rudes. Je fus secoué en tout sens…

 

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