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Blog d'auteur

Sphères parallèles n°1

27 Janvier 2013 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Fantastique

Voici le premier épisode d'une nouvelle fantastique. C'est ma deuxième après "Colin est mort" et sans doute pas la dernière. Elle ne porte pour l'instant pas de titre, mais si je la mène à terme, elle s'inséra dans une série intitulée "Sphères parallèles".

 

L’aiguille de l’horloge passa exactement sur le 8 alors que Jules, assis à sa table, prenait son petit déjeuner. Il ne se doutait pas un seul instant que sa vie allait changer d’ici quelques heures. Entre deux bâillements, il goutait avec un grand plaisir ses petits biscuits fabriqués la veille.

Seul depuis quelques années, il avait ses habitudes et ses manies. En sus de ses biscuits, deux biscottes alignées attendaient l’arrivée de la confiture de fraise pour être dégustées. Il nettoya ensuite son bol, passa une éponge sur la table avant d’aller se laver.

C’était un jour ordinaire. Agent immobilier, il parcourait la ville pour vendre maisons et appartements. Il n’avait pas fait ça toute sa vie. Autrefois cadre dans une grande société, sa vie avait basculé le jour où sa femme s’était faite accidentellement renverser par une voiture. Il s’ensuivit une période de dépression, où il finit par se faire licencier de son travail.

Mais depuis, un homme neuf était né. Il se rasait tous les jours, ne buvait pas une goutte d’alcool, menait une vie simple sans excès, sans amour non plus. Il avait presque fait une croix là-dessus. Il ne sortait pas, ne s’intéressait guère à ses collègues, s’était éloigné de ses anciens amis.

Au téléphone, Jules lui avait trouvé une voix suave. La vendeuse avec laquelle il avait rendez-vous ce matin, une certaine Sofia Platine, l’attendait pour son pavillon. C’était une femme d’affaires qui voulait échanger sa petite maison pour une villa de standing sur les hauteurs de la ville.

C’est avec une petite appréhension qu’il sonna à l’interphone. Le portillon s’ouvrit en émettant un son strident. Le jardin semblait à l’abandon, les herbes hautes s’épanouissaient et prenaient toujours plus de territoire. Il aperçut l’espace d’une seconde une jeune brune derrière les rideaux. Sans doute s’était-elle levée pour lui ouvrir.

Dès l’instant où il la vit, Jules en tomba amoureux. Elle était vêtue simplement, chemise blanche sous un petit veston noir et jean. Petite brune latine aux yeux marrons-noirs, une vingtaine d’années, il s’était perdu à la regarder dans les yeux, comme s’il s’était retrouvé dans l’espace à regarder le centre la Voie lactée.

-          Entrez, finit-elle par dire, un sourire mi-amusé par le coté béat de l’homme qu’elle avait en face d’elle.

Il l’a suivi. Elle avait l’air d’être si légère qu’il n’entendait pas résonner ses pas. Elle lui montra d’abord la cuisine, puis le salon. Sa voix mélodieuse berça l’homme. Il la suivit ensuite dans l’escalier qui menait au premier étage.

-          Pourriez-vous attendre un instant en dehors de ma chambre pour que je puisse ranger une ou deux affaires ?

-          Bien entendu.

Jules resta haletant devant la porte, attentif au moindre bruit. Il entendit le mouvement des draps, une fenêtre qui se refermait, puis plus rien. Deux minutes passèrent. Incrédule, il se demandait ce qu’il devait faire. La jeune femme avait-elle fait un malaise ? Il se décida et entra dans la pièce. A l’intérieur, personne, même pas à la salle de bain attenante à la chambre. Rien. Tout était rangé, mais il n’y avait nulle trace de vie. L’homme, paniqué, s’assit sur le lit…

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