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Articles avec #histoire tag

En toile de fond, l’Histoire…

3 Juin 2017 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Ecriture, #Actualités, #Histoire

Une douloureuse enquête, en précommande aux Éditions Encre Rouge, n’est pas une intrigue policière comme une autre. Comme dans mes précédents romans, l’Histoire se présente à nous. L’un des personnages principaux revit des scènes du passé.

Sur fond de guerre civile, voici les événements factuels relatés dans Wikipédia :

 

6 avril 1994 : les présidents rwandais et burundais, Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira, meurent, lorsque leur avion, qui s’apprêtait à atterrir à Kigali, est abattu par un missile. Cet attentat, qui n’a pas été élucidé jusqu’à présent (des enquêtes très sérieuses – voir en dessous pour la bibliographie– montrent que ce sont ceux qui entouraient le président eux-mêmes qui ont commis ce crime), est considéré comme l’élément déclencheur du génocide. Dans la nuit, les troupes du Front patriotique rwandais (FPR) stationnées près de la frontière ougandaise font mouvement vers Kigali41.

7 avril 1994 : plusieurs personnalités politiques modérées sont assassinées, empêchant tout règlement pacifique de la crise, ainsi que dix casques bleus belges de la MINUAR. Des barrières sont dressées par des milices Hutu à Kigali puis dans le reste du pays, et, au vu de leurs cartes d'identité, les Tutsis sont systématiquement assassinés.

8 avril 1994 : la France et la Belgique évacuent leur ressortissants. Dans les jours qui suivent, des centres où se réfugient les Tutsis (écoles, églises…) sont attaqués et leurs occupants massacrés par des Hutus extrémistes, appuyés dans certains endroits par des éléments de la garde présidentielle. »

Je vous la fais courte, quelques mois plus tard et sous les yeux de l’ONU, le bilan s’élève à environ 1 million de morts et 10 millions de réfugiés.

Mais sachez que je ne me suis heureusement pas contenté de cette source et que je me suis appuyé sur des spécialistes et des travaux très sérieux qui sont des références en la matière :

Hélène Dumas Le génocide au village. Le massacre des Tutsis au Rwanda, Collection L’univers Historique, Seuil, 2014.

Jean Hatzfeld Une saison de machettes, Seuil, 2003.

Il y a également tout un chapitre sur un procès Gacaca, retranscrit d’après le documentaire « Les collines parlent », de Bernard Bellefroid, 2006.

Je suis même allé jusqu’à chercher des renseignements sur la végétation rwandaise, notamment sur le site de « l’African forest forum » qui a fait paraître une étude sur les plantations forestières et les îlots boisés du Rwanda datant de 2011.

Alors, pourquoi avoir choisi ce conflit ?

Depuis Tuez-les tous, Dieu reconnaître (peut-être)les siens, je m’intéresse aux mécanismes qui poussent des hommes à en massacrer d’autres. Sans doute est-ce pour des raisons personnelles, un compte à régler. Beaucoup ont oublié leur histoire familiale, mais pas moi. Le frère de ma grand-mère maternelle travaillait dans une boucherie qui fournissait en viande la Résistance. En 1944, certains Français, soi-disant patriotes, les dénoncèrent et les nazis tuèrent (le massacre de Seyssel, janvier 1944) et déportèrent 7 personnes dont le grand-oncle. Il se retrouva dans l’enfer des camps et en particulier celui de Mauthausen, où il trouva la mort au bout du chemin.

Déjà abordé, je me suis intéressé à un autre génocide, celui du Rwanda, plus proche de nous en terme de temporalité et qui met en lumières des problématiques actuels en plus de la bêtise perpétuelle des hommes : l’incapacité de l’ONU à intervenir dans des conflits locaux, la notion même d’ingérence (faut-il intervenir ou pas dans un autre pays ?), les legs de la colonisation et l’actuel néocolonialisme (interventions selon nos intérêts)…

 

Est-ce un roman historique ?

Non. Je laisse à d’autres cet art compliqué et redoutable. Les éléments historiques servent ici à donner de la vraisemblance à l’intrigue, une consistance aux personnages et enrichir le lecteur, aspect auquel je tiens beaucoup. Pour autant, le roman ne doit en aucun cas prendre un ton professoral, mais apporter « quelque chose en plus » au simple divertissement. Selon l'expression populaire, « on en ressort moins bête ».

 

N’hésitez donc pas à venir sur le site des Éditions Encre Rouge et commander mon ouvrage, vous ne serez pas déçu !

En toile de fond, l’Histoire…
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Prévente "Une douloureuse enquête"

25 Mai 2017 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Actualités, #Ecriture, #Histoire, #culture

Soyez les premiers à recevoir un exemplaire de mon nouveau roman policier !

Une douloureuse enquête est en prévente dès aujourd'hui !

 

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Implosions (1)

28 Janvier 2017 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Ecriture, #Histoire

Voici le premier chapitre de mon nouveau roman policier. Sortie en septembre.

N'hésitez pas à réagir et à commenter. Merci.

 

1. Génocide

Rwanda – 1994.

Ce soir-là, le soleil se coucha en prenant une teinte particulièrement rougeoyante. Le ciel entier s’embrasa, veiné d’on ne sait quel or. Le pourpre, seul, dominait. Ç’aurait pu être un spectacle magnifique si un homme à demi assis ne venait pas, au fond, de se relever des morts. Il fixa l’astre comme si c’était la fin des temps, comme si l’obscur allait tout engloutir, les hommes, les animaux, la nature tout entière et toutes les civilisations. Il toucha son bras pour s’assurer qu’il appartenait encore bien au monde des vivants. Sa tête lui faisait mal. Il passa sa main sur son cuir chevelu et la ramena devant ses yeux. La vue du sang le fit gémir. Il ne réalisait pas ce qu’il venait de vivre. Autour de lui, ce n’était plus que feu, débris et gravats. Les maisons du village brûlaient. Une odeur de mort régnait partout dans les rues et en dehors, la nature tout entière s’en trouvait elle-même imprégnée.

Pétrifié, il esquissa un mouvement vers la droite et le regretta presque aussitôt. Il aurait préféré être changé en statue de pierre par les Gorgones au lieu de voir sa femme baignée dans un sang aussi noir que l’âme de ceux qui l’avaient tué. Il aperçut d’autres corps plus loin et ne put s’empêcher d’avoir un haut-le-cœur et de remettre le peu qu’il avait mangé durant la journée. Il se releva péniblement, affligé de toutes les peines du monde.

Soudainement, au milieu du chaos, les cris d’un bébé lui parvinrent comme ceux d’un être perdu au cœur de l’Apocalypse.

Il ressentit comme un électrochoc. La scène défila devant lui, tel un scénario implacable que rien ni personne n’aurait pu arrêter. Sauf que ce n’était pas un film. Cela avait commencé par des cris sourds et inquiétants. Modeste et Rosélyne avaient stoppé net leur repas. L’homme s’était levé de table et était allé voir à la fenêtre. Les miliciens, arrivés en grand nombre, machettes à la main, s’occupaient silencieusement des premières maisons. Modeste n’avait eu qu’à regarder sa femme pour qu’elle comprenne le danger. Elle avait arraché son enfant du berceau et ils s’étaient enfuis par l’arrière de leur maison en terre. Mais déjà, les miliciens avaient défoncé leur porte et étaient à leurs trousses dans les allées du village. Ce fut Rosélyne qui trébucha la première, son enfant entre les bras. Courir avec une robe n’était pas chose aisée et ce fut pour elle un handicap insurmontable en étant poursuivie par des hommes jeunes et déterminés. Modeste, revenu en arrière, voulut la protéger, mais l’un des barbares, le plus rapide d’entre eux, précisément l’un de ses anciens camarades d’école, l’intercepta et lui asséna un coup de gourdin qui le mit à terre.

— Tiens, sale Tutsi, tu l’as bien mérité !

Étant dans l’incapacité de bouger, il avait entendu ensuite vaguement des cris, ceux de sa femme que les miliciens étaient en train de massacrer… Ils devaient penser qu’il était mort.

Les yeux exorbités, mû par l’instinct de survie, il marcha rapidement en direction de l’enfant. Il le prit entre ses bras, regarda tout autour de lui, et implora le ciel, baignant ses joues d’autant de larmes que le nourrisson. Il fut incapable de crier. Tout était en lui, une violence d’une force incroyable circulait dans ses poumons. Il n’arrivait pas à l’expulser. Il fallait réfléchir et au plus vite trouver un endroit où le bébé pourrait être nourri et en sécurité. Il eut encore la force de creuser un trou et d’y enterrer sa femme.

Le soleil s’était définitivement couché, battu ce jour-là par des hommes qui n’avaient d’Homme que le nom. Le Mal avait connu un de ces jours de triomphe dont l’humanité ressortait perdante.




 

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Lettre à Lorànt Deutsch

29 Octobre 2016 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Actualités, #Histoire, #culture

Lettre à Lorànt Deutsch

Je t’aimais bien, tu sais. Permets-moi de te tutoyer, car on se ressemble, même si nous n’avons pas connu tout à fait le même parcours. Avec ta petite frimousse et ton YOP du début de carrière, il faut le reconnaître, c’était amusant. Nous avions beaucoup de points communs. Même génération (à un an près), même baccalauréat (ES), des études supérieures et une passion commune pour l’Histoire. Après quelques apparitions dans des publicités, tu as fait du cinéma, pas des grands films, mais des rôles remarqués et des récompenses : le César du meilleur espoir masculin pour ton rôle dans le film « 3 zéros », le Prix Jean Gabin en 2004… Il faut reconnaître que tu étais drôle, brillant. Il y a eu également ta carrière au théâtre. Là aussi, tu as réussi. Je t’ai vu jouer Mozart dans la pièce Amadeus aux côtés de Jean Piat en 2005 à Paris. Pour résumer, il n’y a rien à dire sur ta carrière artistique, le talent est indéniable !

Et puis, comme l’Histoire est ta passion, tu as voulu la vulgariser pour le grand public. Après tout, c’était ton droit, les Historiens, pour détourner une citation de Valéry Giscard d'Estaing, n’ont pas le monopole du cœur ni de l’Histoire. Là encore, ton pari fut réussi avec le succès de ton livre « Métronome » qui raconte l’histoire de ta ville, Paris. Le hic, c’est qu’il y eu des critiques sur deux points : le fait que tu sois monarchiste et, plus important, je pense, qu’il y ait eu des erreurs dans ton livre. Bon, des erreurs on n’en commet tous… Passons.

Ensuite, il y a eu « Hexagone » aux éditions Michel Lafont sur l’Histoire du peuplement en France. Là encore, des critiques se sont fait jour sur une « vision quasi-maurassienne »1 de tes écrits.

À la rentrée tu as publié un nouveau « Métronome » sur les rues de Paris, et invité dans un lycée de banlieue, deux enseignants n’ont pas voulu participer. Du coup, la rencontre a été annulée et tu l’as mal pris. Tu t’es plains et c’est la première fois que je me suis dis que tu étais peut-être un peu paranoïaque.

Il y a quelques jours, le site Buzzfeed (ici) a révélé qu’à travers les réseaux sociaux tu insultais tes détracteurs. Ça peut se comprendre, parfois j’aimerais bien insulter tout le monde parce que personne ne me mets de commentaires sur Facebook ou parce que des éditeurs ont oublié de répondre à mes mails. Certes, ce sont de petits problèmes comparés aux tiens, mais, malgré tout, lorsque je suis contrarié, je me retiens, je me dis que ça passera et que dans certains cas, le silence est la meilleure des réponses à ceux qui nous veulent du mal.

Bien sûr, pour toi tu as été victime d’un pirate. Deuxième élément inquiétant sur ta possible paranoïa. Sur France Culture, ils ne sont pas d’accord avec toi (ici) et j’avoue que toute personne rationnelle ne peut que leur donner raison. Comme je suis quelqu’un qui va au bout des choses, je me suis décidé à lire une interview que tu as donnée au journal Le Point (ici), car soyons factuel, intéressons-nous aux mots et pas seulement aux maux, au fond et pas seulement à la forme.

J’ai donc quelques objections à te soumettre.

1) Oui, il est temps que cette ville (Paris) ait de nouvelles frontières.

Si j’ai bien compris, tu veux que les villes qui entourent Paris s’appellent Paris. Question : est-ce que ça changera quelque chose ? Et puis, il faudrait demander leur avis aux habitants, non ?

2) Aujourd’hui, si tu aimes l’Histoire de ton pays, ça veut dire que tu n’aimes pas les autres […] Tu aimes l’Histoire de France, alors tu n’aimes pas l’étranger.

Là, je ne suis pas d’accord. Tu peux aimer l’Histoire de ton pays, ton en critiquant certaines actions passées. Par exemple, tu peux aimer quelqu’un et être ami avec lui, pour autant s’il fait quelque chose qui ne te plaît pas, tu peux lui dire. De plus, un peu plus tôt dans l’interview tu avais parlé de « jouir de l’héritage de la France ». La chance pour la France, ce sont ces Philosophes des Lumières, ce qu’ils ont apporté au monde, leurs idées nouvelles d’égalité devant la loi entre les citoyens. Pour ce qui est de l’héritage monarchique, on peut respecter beaucoup de choses, mais pas tout aveuglément comme tu sembles le faire.

Il y a eu également des « malchances » pour notre pays, on peut citer rapidement la traite négrière, la colonisation, le régime de Vichy, et le néo-colonialisme… Il s’agit aussi d’héritages qui sont plus lourds à porter, qu’il faut assumer. Il faut être fier des belles choses et s’excuser pour les autres, c’est normal et c’est ce qui nous distingue de pays qui n’assument pas leur passé, allez, on prend l’État turc et le génocide arménien pour se faire un peu plaisir…

3) Évidemment que nos ancêtres ce sont les Gaulois / Je ne suis Français que depuis 50 ans. Donc nos ancêtres ce sont les Romains, les Germains, les Burgondes, les Francs, les Italiens, les Flamands, les Hongrois.

Si dans ce passage tu ne vois pas de contradiction, alors c’est encore un signe supplémentaire de ta paranoïa…

4) J’ai peur que la laïcité devienne un anticléricalisme farouche / Il y a un risque de dictature où le nouveau Dieu deviendrait un être suprême.

Je ne suis encore une fois pas d’accord. La loi de séparation de l’Église et de l’État (1905), ses évolutions ou encore la Charte de la Laïcité à l’École, sont justement là pour permettre aux religions d’exister tranquillement, mais dans la sphère privée et non publique. L’anticléricalisme est une marque d’hostilité au clergé. Les gens de la rue en veulent-ils aux prêtres ? Certains intégristes d’autres religions (on en a malheureusement vu un acte barbare à Saint-Etienne du Rouvray), mais les autres ?

5) Quand Najat Vallaud-Belkacem dit qu’elle veut donner un cours d’histoire à Nicolas Sarkozy. Dans ce cas-là, il faudrait qu’elle se mette à côté de lui pour suivre le cours.

Là, je ne suis pas en total désaccord, il faudrait que Nicolas Sarkosy prenne des cours en Histoire et également en Géographie, notamment sur le fait que selon lui, ce sont les Pays Africains qui sont responsables du réchauffement climatique… Euh, comment lui dire que cette phrase est une ineptie ?

 

Pour conclure, je ne suis pas médecin, mais je te préconise un peu de repos et une distanciation avec toi-même. Tu verras que ça fait du bien pour éviter les grossissements de têtes inhérents à certains acteurs, des maladies comme le delonisme2 ou autres…

Je n’ai pris que quelques-uns de tes mots, mais je pense malheureusement beaucoup pensent comme toi, tu n’es que leur vulgarisateur, porte-parole de cette France de plus en plus réactionnaire, ayant peut-être oublié que leurs ancêtres avaient été eux aussi des migrants et, désolé de te le dire, n 'étaient sans doute pas Gaulois…

 

1Accusation de l’historien Christophe Naudin.

2Néologisme basé sur un des acteurs français les plus connus.

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La vie politique au XX (introduction)

6 Août 2013 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Histoire

Voici un premier travail de refonte du mémoire que j'ai écris en 1996 et qui porte sur la politique entre 1920 et 1970.

 

Il y a de cela 16 ans, j’étais encore étudiant à la faculté de Chambéry et comme tous mes camarades de maîtrise, je me devais de me pencher sur un pan particulier de l’histoire de France. Or, je n’avais que très peu d’appétences pour l’histoire antique, encore moins pour la période médiévale (V-XVème siècle), et pas assez pour la période moderne (XV-XVIIIème siècle). Ma période préférée c’était le XXème siècle et c’est fort logiquement que je me mis en contact avec notre inénarrable[1] maître de conférences, André Palluel-Guillard, spécialiste de l’histoire de la Savoie et également de l’histoire napoléonienne. Au cours d’une conversation fort amusante (elle se déroula dans son salon), ce maître m’orienta tout naturellement vers ce à quoi je m’intéressais le plus à l’époque : la politique. Une ébauche de sujet fut trouvée, mais ce fut là le seul apport d’André Palluel-Guillard, car il eut l’opportunité de s’exiler durant une année aux Etats-Unis. Je dus donc me tourner vers Christian Sorrel[2], spécialiste d’histoire religieuse, mais qui s’avéra par la suite être un très bon conseiller.

Ce mémoire fut donc mon premier écrit. Il obtint à ma grande satisfaction la mention « Très bien ». De temps à autre, je le relisais et je me disais qu’il y avait quelque chose à revoir dans tout ça. A l’ère du numérique et de l’Internet, oui, ce mémoire qui s’intitulait « Les élections dans les cantons de Seyssel et Frangy entre 1920 et 1970 » peut-être aujourd’hui actualisé, revu, augmenté !

Et ce, en partant tout d’abord de la situation actuelle. Depuis les années 1980, la Haute-Savoie vote de plus en plus à droite. Aux dernières élections présidentielles (2012), ses électeurs se sont massivement tournés vers Nicolas Sarkosy, à 60% contre 47% sur l’ensemble du territoire… Le fait de se démarquer de la tendance nationale est ainsi une nouveauté, qui contraste avec ce qui se faisait auparavant. Malgré tout, est-ce pour autant une si grande surprise ? C’est ce que l’on essaiera de déterminer par la suite.

 

A travers le prisme de ces petits deux cantons français, ceux de Seyssel et Frangy, situés tous les deux en Haute-Savoie, nous allons donc voir les différents aspects que pouvaient revêtir la vie politique au XXème siècle. Plus que les votes en eux-mêmes, ce sont bien les mentalités de ces différentes époques qui vont être questionnées dans ce travail de recherche.

 

Les questions que l'on peut légitimement se poser sont les suivantes.

 

Quelle a été l'attitude de l'électorat local entre 1920 et 1970, son évolution, ses réactions ? Le vote des femmes après 1945 va-t-il modifier la donne politique ? Quelle était l'opinion d'une personne née en 1900, qui aura connu les souffrances de la Première Guerre mondiale, celle de la seconde, ou d'autres événements, et qui vont l'orienter plutôt à gauche ou à droite de  l'échiquier politique ? Quel sera aussi le vote à la fin des années soixante d'une personne qui n'aura pas ou peu vécu ces deux périodes ?

 



[1] Pourfendeur des « Savoisiens », il parla de « falsification » concernant les allégations ridicules de la « Ligue Savoisienne », parti indépendantiste savoyard grotesque, qui lui fit un procès à cause de ce qualificatif prononcé en 1996, peu avant le début de mon mémoire.

[2] Agrégé d’Histoire, il débuta sa carrière à l’Université de Savoie. Il exerce actuellement à l’Université Lyon II.

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