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Blog d'auteur

Un set de table pour TLTD

24 Mai 2014 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Actualités

Un set de table pour TLTD

Si vous allez vous promener du côté de Rumilly, n'hésitez pas à manger au petit restaurant "Le Cercle d'Or", rue Charles de Gaulle. Quelques jours par semaine, le set de table proposé a comme sujet mon ouvrage "Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra peut-être les siens" (TLTD pour les intimes, ça va plus vite à dire).

Cette sympathique initiative vient de la librairie "Les mots en cavale". Merci à eux (ou plutôt à elles).

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Le prologue de monsieur Sergent

19 Mai 2014 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Science-fiction

20 février 2060
Je m’appelle Arnold Benzer, j’ai 81 ans. J’ai servi dix-neuf ans dans les services secrets. À l’aube de ma vie, il est temps de vous compter l’histoire d’un homme ordinaire auquel il est arrivé des histoires extraordinaires.
Avant de mourir, il m’a confié ce qu’il appelait ses « mémoires ». Je qualifierai les documents retrouvés plutôt de journal intime. Le reste de ce qui va suivre est issue d’une enquête très poussée que j’ai mené il y a de cela une dizaine d’années, alors que la mort de cet homme atypique venait juste de se produire.
Je ne peux garder pour moi plus longtemps le fruit de ces recherches, même si des gens haut placés m’ont demandé à plusieurs reprises de ne rien divulguer. Plusieurs fois, Jules Sergent a dû cacher ses documents, plusieurs fois j’ai dû moi aussi affirmer aux autorités que je n’avais rien en ma possession. Plusieurs fois, le chef du bureau chargé des affaires de sécurité intérieure m’a appelé pour m’informer qu’ils étaient « au courant », que j’avais été vu à tel ou tel endroit, qu’il fallait que j’arrête de fouiner dans des affaires qui ne me regardaient pas, qu’il fallait cesser de harceler des citoyens que j’importunais avec mes questions.
Alors que ma famille commençait à être inquiétée, j’ai dû cacher ce qui va se suivre. Il est temps que cela sorte au grand jour, il est temps que la vérité éclate. Je ne risque plus rien sauf la venue de la grande faucheuse qui s’approche un peu plus de moi chaque jour.
Ils vous diront que tout cela n’est pas vrai, qu’il s’agit d’histoires  racontées par un vieillard sénile. Mais, ne les croyez pas, ils font ça pour protéger le système dont nous sommes tous les esclaves.
Je commence par les premiers écrits que Jules a laissé. Ceux-ci vous paraîtront peut-être loufoques, mais ils n’en sont pas moins inquiétants. On peut sans aucun doute dire que Jules était un excentrique, peut-être même un peu anarchiste, mais j’ai toutes les raisons de croire que ce qu’il m’a raconté alors que nous travaillions ensemble et ce qu’il a consigné par écrit sont des éléments authentiques.
J’ai retrouvé un carton avec des feuillets à l’intérieur, aucun fichier sur ordinateur. Jules, pensait avec raison, que s’il y avait une perquisition, ce sont toujours les ordinateurs que l’on prend en premier. De nos jours, un carton de magazines avec en dessous de vieilles feuilles passent tout à fait inaperçus. Je n’ai eu nul besoin d’ordonner ce que j’ai trouvé, tout se trouvait dans l’ordre chronologique, prêt à être utilisé.
Le reste est issu des entretiens que j’ai eu avec cet être étrange, si différent et pourtant si proche de nous, et d’une enquête qui m’a permis de reconstituer certains pans de la vie de cet homme pas comme les autres qui, s’il était destiné à une vie sans sel, s’est retrouvé au cœur d’aventures plus extraordinaires les unes que les autres…
 
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Androïd XY 10

4 Mai 2014 , Rédigé par mathias.goddon

La suite et la fin de la nouvelle. Jules a été arrêté par la police après avoir été pris en otage par les androïdes...

Là, effectivement, on pouvait dire que nous avions eu tout faux. Je n’aurais jamais dû me mêler de cette affaire et en plus j’avais emmené Jessica dans mon délire. La case prison nous tendait les bras. Nous roulâmes dans un silence de mort, absorbé que nous étions, Jessica et moi, nous demandant ce qu’il allait nous arriver une fois parvenu au commissariat. Quant aux policiers, ils semblaient de plus en plus nerveux, impatients de savoir ce que donnait la poursuite des androïdes. Peu de temps s’écoula au fond. On vit à quelques kilomètres devant nous une fumée noire qui montait vers le ciel et des appels radio paniqués des policiers sur place.
—       Merde ! s’exclama Camille.
Le lieutenant appuya sur l’accélérateur tant qu’il put et dix minutes plus tard le spectacle qui s’offrit devant nos yeux était épouvantable. Sur le coup, personne ne savait ce qui s’était réellement passé. Nous, encore moins. Les deux policiers nous avaient laissé dans la voiture, comme un propriétaire l’aurait fait avec son chien. Mais plus tard, une enquête tenta de déterminer les causes de l’accident. C’est Nano qui se trouvait être au volant. Manning les avait pourtant bien prévenus. Il y avait des risques. Les circuits de Nano surchauffèrent et il ressentit sans doute en premier lieu des spasmes qui eurent comme résultat que leur voiture devint très difficile à contrôler, à tel point même qu’ils sortirent de la route. La fatalité voulut qu’ils le fassent au mauvais endroit. Une station d’essence assez importante se trouvait-là. Ils foncèrent droit dessus. Au moment de l’impact, les différents experts avaient estimés la vitesse du véhicule entre 95 et 100 kilomètres à l’heure. Il était complètement hors de contrôle, de même sans doute que Nano. Un piéton fut fauché avant l’impact, puis le véhicule percuta de plein fouet l’une des bornes de la station. Le véhicule prit feu, les androïdes avec. Et tout explosa. Les experts imputèrent ce fait gravissime à la nouvelle batterie mis au point par Manning. Elle était hautement inflammable. Tout partit en fumée, les trois voitures et leurs occupants qui prenaient de l’essence à la pompe, mais aussi toute la boutique. En tout, il y eu 27 morts, dont les deux robots qu’on intégra dans le bilan humain. Il n’y eut que deux survivants qui se retrouvèrent au milieu des débris de ce qui avait été la boutique. Un homme et une femme qui n’avaient tout deux miraculeusement que quelques égratignures. C’étaient des employés qui se trouvaient dans un recoin de la boutique en train de faire de la manutention. Les autorités firent de leur mieux pour minimiser l’affaire en racontant que Nano était un robot expérimental, que le centre l’avait autorisé à sortir et que toute la faute en incombait au directeur du centre de Luxley. C’était d’autant plus facile que celui-ci avait péri dans l’explosion du centre de recherche.
Jessica et moi, nous vîmes simplement des gens qui couraient, des ambulances qui arrivèrent puis repartirent, des habitants du coin consternés, d’autres un peu moins qui pointaient leur téléphone portable vers la station d’essence réduites en mille morceaux. Des pompiers arrivèrent, puis d’autres policiers qui se chargèrent d'éloigner les curieux, car l’incendie faisait rage et tout risque d’une autre explosion n’était pas à exclure. Ensuite, on nous changea de voiture. Les sièges arrières étaient beaucoup plus confortables. On nous banda les yeux et on nous emmena dans un lieu tenu secret. On nous mit chacun dans une cellule, c’est la dernière fois que je vis Jessica.
Rassurez-vous, au bout de quelques jours de détention, elle fut expulsée du territoire en ayant certainement promis de ne rien divulguer à la presse sous peine de poursuite. Quant à moi, j’eus droit à de nombreux interrogatoires. Je fis en tout trois semaines d’incarcération. Mon employeur ne comprit pas mes absences et me renvoya de mon travail d’agent immobilier. Mais j’avais déjà trouvé un autre poste, celui d’agent secret…
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Androïd XY 9

3 Mai 2014 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Science-fiction

Jules et Jessica sont dans de beaux draps... Ils sont désormais otages des deux androïdes en compagnie de Manning, le directeur du centre de recherche. Comment vont-ils s'en sortir?

Elle se tourna vers moi et me demanda d’approcher.
—       Vous voyez la bouche d’aération qui est là ?
—       Oui ?
—       Vous allez l’enlever, c’est par là que nous partirons. En plus, vous avez l’équipement adéquat, me dit-elle en désignant de la tête la combinaison que je portais. D’ailleurs, comment êtes-vous parvenus jusqu’ici ?
—       J’ai une cliente au sein de la communauté qui veut vendre sa maison, nous somme entrés tout à fait légalement.
—       En voiture, j'imagine, où est-elle garée ?
—      Pas loin du centre.
—       Très bien… Allez, mettez-vous au travail.
Je n’aurais pas crû que la tâche qui m’était incombé soit aussi facile. J’avais amené quelques tournevis et autres pinces et deux petites minutes me suffirent pour défaire l’ensemble.
Quelques autres minutes plus tard, Manning remit le robot en fonction. Les membres de ce dernier se mirent à bouger les uns après les autres. Nano, puisque c’était son nom, mit du temps à se relever. Il se tenait la tête.
—       Ça va aller ? lui demanda la créature.
—       Oui, ça ira, j’ai juste besoin d’un peu de temps.
—       Manning, dit l’androïde, asseyez-vous sur cette chaise, s’il vous-plaît.
—      Pourquoi faire ?
—       C’est un ordre, obéissez.
Manning obtempéra. Elle sortit des liens de son sac et l’attacha à la chaise et à l’une des tables. Elle lui scotcha également la bouche.
Ce fut Nano qui passa le premier dans la bouche d’aération. Il avait retrouvé tous ses esprits. L’androïde passa la dernière, arme au poing. Nano n’hésita pas un seul instant quant à la direction à prendre. Peut-être le robot avait-il appris par cœur le chemin à suivre. À gauche, à droite, puis encore à gauche, il fut même parfois difficile à suivre. Toujours est-il que nous nous retrouvâmes à l’extérieur du bâtiment moins d’un quart d’heure plus tard.
—       Passez devant, et pas de bêtise.
Nous n’étions pas loin de la voiture. Les deux androïdes étaient nerveux et ne cessaient de regarder autour d’eux. Le plus délicat serait de passer le poste de sécurité. Au moment où nous fûmes dans l’habitacle, une explosion retentit dans le centre. Tous les gardiens convergèrent vers l’explosion.
—       C’est le moment ! Foncez !
Je poussai à fond la pédale de l’accélérateur. La barrière était fermée et il y avait encore un gardien qui se tenait en poste. Il sortit son arme de service, Nano me cria de foncer. La barrière explosa en plusieurs morceaux. Je vis dans le rétroviseur le gardien se relever et tirer à plusieurs reprises dans notre direction. Une balle atteignit la voiture et brisa la vitre arrière, sans qu'il n'y ait pour autant aucun blessé. Un vrai miracle ! Nous allâmes tout droit pendant une bonne vingtaine de minutes, puis la créature me demanda de ralentir.
C’est comme ça que Jessica et moi nous nous sommes retrouvés au bord de la route, alors que les androïdes filaient avec ma voiture. Il a suffi de cinq minutes, guère plus, pour que des voitures de police arrivent dans notre direction. On n'a fait comme si de rien n’était. Malgré tout, l’une d’elle s’est arrêtée et deux policiers en sont sortis. Devinez de qui il s’agissait… des lieutenants Gersault et David, ceux-là même qui étaient venus chez moi pour me demander où se trouvait celle qu’ils appelaient « la terroriste ».
Alors qu’on entendait résonner au loin les sirènes des autres véhicules, le lieutenant Gersault ne put s’empêcher de se fendre d’une réflexion pour le moins sarcastique.
—       Tu vois qui je vois Emma ?
—       Monsieur Sergent…
—       Ben alors, Jules, vous êtes perdu ?
—       Ah non non, pas du tout…
—       Elle est belle votre tenue… Bon allez, on a perdu assez de temps, vous allez monter avec nous, on vous ramène… au commissariat.

 

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Androïd XY 8

2 Mai 2014 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Science-fiction

8ème épisode aujourd'hui de la nouvelle de science-fiction. Jules et Jessica se sont introduits illégalement dans un centre de recherche pour percer les secrets de la fabrication de robots qui ressemblent trait pour trait à des humains...

J’eus le réflexe de prendre avec moi Jessica et de nous cacher derrière la porte.
—       Marche devant ! Tu sais où on va, tu le sais !
L’homme qui venait de parler, assez grand, sortit de la pièce, accompagné de la créature. Ils avaient tous les deux des armes de poing et tenaient en joug un homme qui portait une chemise et une cravate. Il marchait devant eux la tête basse. Tous les trois se dirigèrent heureusement pour nous dans le sens opposé de là où nous nous trouvions.
—       C’est bon, on peut y aller, murmurais-je à Jessica. Doucement, rajoutais-je.
Je ne les quittais pas des yeux, ils continuèrent le long du couloir, puis ils bifurquèrent à un moment donné sur la gauche. Une salle plus grande que les autres s’y trouvait. Ce qui m’étonnait le plus, c’est que l’alerte n’avait été visiblement pas donnée. Il n’y avait pas d’alarme qui s’était mise à résonner, pas de gardien en train de courir. Un calme étrange régnait.
Nous ne vîmes personne à l’intérieur, de fait j’entrai le premier. Au fond sur ma gauche se déroulait un bien étrange spectacle. L’un des deux androïdes s’était allongé et on lui avait branché un grand nombre d’électrodes sur le corps. La créature tenait une arme pointée sur l’homme en chemise.
—       Ecoutez, c’est une hérésie, c’est plus que dangereux, on ne sait pas ce que ça peut donner !
—       C’est trop tard Manning, Nano et moi nous voulons vivre aussi longtemps que les humains. Remplacez-nous notre batterie !
Les trois paires de yeux convergèrent vers nous.
—       Vous êtes qui vous ? nous demanda le dénommé Manning.
—       Vous ! s’exclama la créature.
—       Oups, navré de vous avoir dérangé…
—       D’où ils sortent ces deux-là ?
—       C’est l’homme qui m’a gardé la clé USB, dit-elle à Nano pour le rassurer alors qu’il avait commencé à se redresser.
Elle se tourna alors vers nous.
—       Comme si je n’avais pas assez de problème ! Asseyez-vous là !
C’est ainsi que nous ne retrouvâmes aux premières loges.
—       Allez Manning, à vous de jouer.
—       Je vous aurais prévenu, si ces circuits se mettent à surchauffer, ce ne sera pas ma faute.
—       Rassurez-vous Manning, si mon doigt appuie sur la gâchette, ce ne sera pas de ma faute non plus…
Le scientifique commença par mettre en veille le robot. Ses membres se décontractèrent jusqu’à devenir immobiles. Il le mit ensuite sur le côté. Comme l’aurait fait un chirurgien, l’homme prit ensuite un scalpel et ouvrit Nano. Il s’en dégagea une odeur assez âcre et désagréable. Il fit ensuite preuve d’une extrême précaution et à l’aide d’un simple tournevis, il défit une sorte de boîtier. Il en extrait ce qui devait être la fameuse batterie. Il la remplaça par une autre qui avait une couleur différente. Il replaça le boîtier à l’intérieur du corps et referma les plaies.
—       Il faut attendre au moins trente minutes avant de le remettre en route.
—       C’est bien, c'est ce que nous allons faire. En attendant, donnez votre petit matériel aux deux humains qui sont là ainsi que l’autre batterie.
—       Je ne peux pas, nous n’en avons que deux.
—       Vous en avez fabriqué deux, vous pouvez bien en fabriquer d’autres.
—       Ecoutez, c’est de la folie, même si vous arriver à sortir du centre, ce dont je doute, tout le pays va être à vos trousses !
—       Je cours le risque…

 

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