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Blog d'auteur

Gagnez un exemplaire gratuit de TLTD !

27 Juin 2014 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #jeu

Jusqu'au samedi 5 juillet, participez au grand concours que j'organise. Le 1er lot sera un exemplaire gratuit et dédicacé de mon nouveau roman policier "Tuez-les tous,Dieu reconnaîtra (peut-être) les siens". Le 2ème lot sera un exemplaire numérique de mon ouvrage sorti en 2011 "Rendez-vous à Saint-Antoine".

Pour gagner, deux solutions :

- Cliquez sur la page "J'aime" de mon Facebook

- Si vous êtes sur Twitter, retweetez mon tweet sur le concours

Le tirage au sort aura lieu le samedi 5 juillet lors de mes dédicaces à Rumilly.

Le livre à gagner !

Le livre à gagner !

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Le chant des oiseaux dans la forêt

22 Juin 2014 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #insolite

Rien de tel qu'une bonne petite balade pour réamorcer son inspiration. C'était ce matin à 700 mètres d'altitude environ au-dessus du village de Romage en isère. Les oiseaux s'en donnaient à coeur joie...

 

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Tania et Andréa

21 Juin 2014 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Ecriture

Ce qui suit est un récit fictionnel, mais la prostitution est une réalité dérangeante pour les pouvoirs publics incapables d'enrayer ce marché d'exploitation des femmes (essentiellement). On retrouve donc le capitaine Jacquier au coeur de cette réalité, occupé à résoudre un crime, mais qui a besoin d'interroger Tania et Andréa...

Comme lui avait demandé Jacquier ce soir-là, Jacky avait fait le boulot, pas de bon cœur, mais la mission avait été accomplie. Les deux prostituées étaient montées dans le panier à salade. Elles avaient été conduites au commissariat avant d’être interrogées par l’officier de garde, en l’occurrence Dalbret. Il était stipulé dans le rapport que l’une d’elle n’avait rien dit et que l’autre parlait un français très approximatif. Jacquier imagina ce que ça pouvait donner avec le lieutenant le plus xénophobe de la boîte. Ce devait être d’autant plus frustrant pour lui que leurs papiers étaient en règle. Elles étaient roumaines, donc ressortissantes de l’Union Européenne. Deux éléments n’étaient pas en leur faveur, on les avait retrouvé racolant les clients passant en voiture et d’autre part, elles étaient toutes les deux mineures, 16 ans pour l’une, à peine un an de plus pour l’autre. Par contre, aucun argent n’avait été retrouvé, le julot, malin, devait relever les compteurs après chaque client… Et, bien entendu, on ne l’avait pas retrouvé, d’autant moins que les filles nièrent tout en bloc. Elles furent donc relâchées au petit matin avec tout de même l’obligation de se présenter devant le juge à une date ultérieure.
Jacquier nota les noms et l’adresse. Tania et Andréa habitaient dans un immonde terrain vague, où des caravanes faisaient office de maison, des bidons-villes en plein cœur de nos villes. Jacquier rentra chez lui prendre une douche, puis vers 22h30 il ressortit et se dirigea à pied vers les rues adjacentes à la mairie, à côté du stade de foot et justement du parc Mistral.
Il ne mit pas longtemps avant de les retrouver. Avec leur jupe ultra-courte et leurs jambes impeccablement épilées. Elles apparaissaient telles des lucioles dans les phares des voitures. À une centaine de mètres des deux jeunes, le lieutenant repéra deux hommes qui discutaient. Le julot devait être l’un d’eux. Il s’en désintéressa et commença à s’approcher des deux filles de joie. Il choisit celle qu’il trouvait la plus jolie, celle tout au moins qui avait un visage plus avenant, sans doute mois marqué par les épreuves.
Il ne le savait pas, mais c’était Tania, dont les seize dernières années, c’est-à-dire en fait toute sa vie, avaient été des plus compliquées. Arrivée en France très jeune, elle avait pu aller à l’école jusqu’en troisième, mais son oncle, elle n’avait pas de père, refusait qu’elle poursuive ses études. Au sein de la famille, sa mère n’avait rien pu dire, et maintenant elle était contrainte de ramener de l’argent avec son corps. On l’avait déjà fait mendier dans les rues, mais là c’était bien pire. En plus, Andréa et elle ne pouvaient y échapper, l’oncle les surveillait constamment.
Lorsqu’il s’approcha, elle le prit vraiment pour un client, tout juste si elle lui trouva un air un peu étrange. Il était grand, blond, un peu dégingandé, mais bien rasé et assez beau gosse. Elle était plutôt habituée à une clientèle d’hommes un peu paumés, des petits, des moches, des cabossés de la vie, des bourrés, des désespérés, et même des tarés… C’était la seule chose à quoi pouvait leur servir son oncle, à part les voler, puisqu’elle touchait très peu de ce que le client donnait. Et gare à celle qui se mettrait un peu d’argent de côté…
Elle lui donna les tarifs avant qu’il ne lui montre sa plaque. Elle se pinça les lèvres comme une gamine prise en faute.
—       Je ne suis pas là pour t’arrêter, ok, tu comprends ?
Elle ne répondit rien et se contenta juste d’acquiescer de la tête.
—       Tu as déjà vu cet homme ?
Il lui montra la photo d’un homme brun assez râblé, la quarantaine. Elle fit comme si elle ne l’avait jamais vu. Elle savait comment s’y prendre pour mentir. Sa vie, jusque-là, n’avait été qu’un énorme mensonge, un reniement de ce qu’elle pouvait être réellement au fond d’elle, c’est-à-dire une jeune adolescente avec ses rêves et ses espoirs.
Le policier perçut dans le regard de la jeune fille son mensonge et elle sut de suite qu’il ne la lâcherait pas aussi facilement.
—       Tu sais, il y a eu un crime la semaine dernière tout à côté d’ici, dans le parc.
Elle hocha de la tête.
—       Tu as vu ou entendu quelque chose ?
—       Je… Non, on était plus là en tout cas. Le lendemain, on a su.
Le policier eut l'air surpris. Parfois, les préjugés s'écroulent comme des murs. Elle s’exprimait sans aucun accent, comme une jeune fille modèle qui fréquenterait un lycée du centre-ville.

 

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TLTD dans le journal d'Echirolles du mois de juin

20 Juin 2014 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Actualités

TLTD dans le journal d'Echirolles du mois de juin

"Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra (peut-être) les siens" va certainement connaître un bel été sur les étalages des librairies et dans les mains d'heureux vacanciers assis au bord des plages.

En attendant, après le Dauphiné Libéré d'Annecy, celui de Grenoble, c'est autour de Cité Echirolles, le journal de la ville du même nom, de sortir un petit article...

Echirolles est décrite comme une ville hétéroclite, avec son bowling, son macdo, ses boxeurs. Dans le roman, Héloïse se rend dans ce même bowling et c'est là qu'elle fait la rencontre du commandant Lernier, dont elle va tomber amoureuse. Dans la rue, elle croit voir l'ombre d'un célèbre boxeur, autrefois champion du monde, Laurent Boudouani... Ce n'est qu'un mirage, tout comme peut l'être la carrière d'un boxeur professionnel...

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Comprendre et agir contre la violence

18 Juin 2014 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Actualités

Hommage hier soir au Musée de Grenoble à Kevin et Sofiane et rencontre-débat autour du thème "Comprendre et agir contre la violence" avec de nombreuses personnalités : famille, amis, élus et dans l'assemblée de nombreuses personnes issues de la société civile.

Près d’une centaine de personnes ont assisté hier soir (le 18 juin 2014) à l’auditorium du Musée de Grenoble à une rencontre autour du thème « Comprendre et agir contre la violence » en présence des familles et amis de Kevin et Sofiane.
Les deux jeunes d'Echirolles, parfaitement insérés et sans histoire, avaient été lâchement assassinés le 28 septembre 2012 dans le parc Maurice Thorez par une horde d’une quinzaine d’individus, des jeunes originaires du quartier voisin de la Villeneuve de Grenoble. Trois jours plus tard, une « marche blanche » avait été organisée avec comme slogan « Plus jamais ça ». La dignité des familles avaient permis de maintenir le calme et éviter les représailles.
Cette soirée débuta par une brève présentation des personnes présentes : Aurélie Mongam Noubissi, maman de Kevin et auteure de « Le ventre arraché » aux éditions Bayard qui dédicaçait son livre à cette occasion un peu plus tard dans la soirée, Mohamed Tadbirt, le papa de Sofiane, les amis des deux jeunes, les membres des collectifs « Marche Blanche Echirolles » et ceux du collectif « Villeneuve debout ».
Ensuite s’ensuivit la projection d’une vidéo très émouvante sur la Marche blanche du 2 octobre 2012. Les personnes présentées au début (collectifs, amis, famille) prirent la parole chacune à leur tour et essayèrent de mettre des mots sur leurs ressentis, leurs souffrances, mais lancèrent également un appel à la population à agir contre la violence qui sévit dans notre société. Une fois encore, la dignité avec laquelle les familles s’exprimèrent marqua l'assemblée.
Un débat s’engagea ensuite autour de la question de la violence et ses germes, des solutions que chacun pouvait apporter, du rôle des parents, de l’éducation, des pouvoirs publics… Le débat fut très digne et chacun put prendre la parole et s’exprimer librement.
Les élus présents, Eric Piolle et Renzo Sulli, respectivement maire de Grenoble et d'Echirolles, ont pris la parole pour exprimer leur émotion et leur soutien auprès des familles.
Un invité-surprise est arrivé au cours du débat : Calogéro. Le chanteur, venu spécialement et dans la plus grande discrétion pour cette réunion, s’est exprimé sur les événements survenus dans sa ville d’origine. Très ému, il a rendu hommage aux familles et la nouvelle version du clip « Un jour au mauvais endroit » fut ensuite projeté en avant-première. Aux antipodes des clichés, le clip présente les aspects positifs de la ville et de ses habitants.
C’est ainsi que les deux collectifs présents, « Marche blanche Echirolles » et « Villeneuve debout » ont affirmé leur volonté de travailler ensemble, unis pour lutter contre cette violence, déterminés à présenter et mettre en avant des actions positives comme exemples à suivre pour les jeunes des quartiers. La date du 2 octobre 2014 a été retenue comme journée d’action, et ce pour deux raisons, d’abord parce qu’elle correspond à la date anniversaire de la Marche Blanche et d’autre part, parcequ'elle coïncide à la journée mondiale contre la violence…
Pour prolonger le débat, Aurélie Monkam Noubissi a dédicacé son ouvrage et les différentes personnes présentes ont pu discuter autour d’un verre.

La famille, les amis, les élus après la rencontre...

La famille, les amis, les élus après la rencontre...

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ET là, c'est le drame...

8 Juin 2014 , Rédigé par mathias.goddon Publié dans #Actualités

L'invité de l'émission du samedi 6 juin "La voix est libre" sur France 3 Alpes était Eric Piolle, élu maire de Grenoble en mars dernier. Eric Piolle incarne un certain renouveau puisqu'il succède à Michel Destot et qu'il n'est pas son poulain, mais un élu écologiste.

La deuxième partie de l'émission est consacrée aux questions des internautes. Après une première question un peu polémique sur Alpes Expo en survient une autre, bien plus alambiquée, concoctée par votre serviteur. Une question qui part d'une réalité, la prostitution au coeur même de la ville, phénomène commun à toutes les grandes villes, mais posée d'une façon "Peau de banane".

La question qui tue...

La question qui tue...

Réponse :

"- Euh oui, que voulez-vous que j'en pense ?! (le type qui m'a posé cette question est vraiment un emmerdeur avec sa question à la con), c'est d'une tristesse humaine absolue, je ne sais pas si elles sont mineures (et en plus c'est un menteur), la question de la prostitution a changé, puisque maintenant, près de 90% des prostituées sont étrangères dans des conditions souvent (toujours non?) d'exploitations humaines dramatiques"

- On laisse faire, ou...? (genre, j'ai bien envie de t'emmerder moi aussi)

- Nous travaillons avec la Police nationale pour déjà que ça dérange le moins possible, c'est très perturbant pour l'environnement (en même temps il est écolo donc normal), pour les habitants autour, pour également accompagner les associations qui aident et puis évidemment pour lutter contre les filières, mais ce n'est pas directement le périmètre municipal (chacun sa merde), mais c'est évidemment un sujet qui pollue (il est écolo quand même, faut pas oublier...) la vie des habitants et qui d'un point de vue humain...

- C'est l'affaire de l'Etat, quoi...? (bon aujourd'hui j'ai décidé de me le faire)

- Non, non, nous avons notre rôle (tu commences à me fair chier toi...) et nous prenons notre rôle là-dedans, ce n'est pas un rôle direct, mais c'est un rôle de travail (le mot travail ça toujours été efficace, on peut le mettre partout... Travailler plus pour gagner plus par exemple) pour que l'Etat lutte contre les filières (il faut que je répète les choses, que je sois pédagogue, parce que bon y en a beaucoup qui comprennent pas que c'est pas mon job) et aussi pour que le secteur associatif puisse aider (répéter est la clé, Coluche disait : un politicien, tu lui poses une question, dix minutes après, tu sais même plus quelle question t'as posé) celles qui veulent s'en sortir et puis également pour l'ordre public (tiens, je l'avais pas encore faite celle-là, placé le mot "ordre" quelque part, pour mes électeurs de droite...), parce que ça crée des nuisances.

- Dans d'autres villes, y a eu des arrêtés, non, qui interdisaient la prostitution? (J'insiste, faut faire durer l'émission bordel, y a que trois crétins qu'ont tweeté aujourd'hui, les autres étaient tous à la pêche)

- Y a rien d'efficace qu' a été, ce qui avait été (Putain, il commence vraiment à m'emmerder celui-là, si je chope l'autre con qu'a posé la question...). Quand les chaises à l'endroit vont se mettre dans les rues derrière ( ah ben ça y'est, je sais plus ce que je dis, oui les chaises, elles se déplacent parfois...), souvent ça pose des problèmes de sécurité pour elles (les chaises?) et pour les rues dans lesquelles elles sont (non mais là ça me rappelle le jour de l'an où j'étais bourré et je savais plus quoi dire, les rues ont peur...), euh, donc les arrêtés qui avaient été faits pour que ça ne se voit plus, en pratique posent plus de problèmes que ça n'aurait dû (OUF putain, je m'en suis sorti, ah les salauds)."

Bon, sans rancune Eric Piolle. Franchement, tu t'en es pas trop mal sorti, car c'était vraiment la question piège par excellence. Vous pouvez trouver ci-dessous la vidéo de l'émission.

N'hésitez pas à laisser vos commentaires :-)

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